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Dans l’autobus avec le cadavre caché dans un sac de hockey

Michael Nguyen | Le Journal de Montréal

Le Montréalais accusé d’avoir tué sa conjointe à coups de queue de billard a confessé avoir pris l’autobus avec le cadavre dans un sac de hockey afin de trouver un conteneur à déchets où s’en débarrasser.

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« Tu veux être une femme battue, tu vas savoir c’est quoi une femme battue », aurait dit Simon Brind’Amour à sa conjointe, Josiane Arguin, juste avant de la tuer, selon ses confessions à un enquêteur deux mois après le crime allégué.

Ces paroles à glacer le sang proviennent de son interrogatoire, qui a été présenté au procès de l’homme de 38 ans accusé de meurtre au deuxième degré. Ces aveux sont survenus deux mois après la mort de Mme Arguin en septembre 2018. 

Entre l’homicide et ses confessions, il aurait mené tout le monde en bateau, faisant croire qu’elle avait disparu, allant même jusqu’à aller poser des affiches pour la retrouver. 

Il se serait plutôt débarrassé du corps dans un conteneur en s’y rendant en autobus.

Il craque 

Dans la vidéo d’un peu moins de huit heures, Brind’Amour parle de tout et de rien avec un enquêteur, en dressant un portrait peu flatteur de la femme avec qui il partageait sa vie depuis environ un an. Il y explique leur consommation de drogue et leurs problèmes d’argent, entre autres.

Simon Brind’Amour a confessé le meurtre de Josiane Arguin, lors de cet interrogatoire.

Capture d'écran

Simon Brind’Amour a confessé le meurtre de Josiane Arguin, lors de cet interrogatoire.

Mais, habilement, l’enquêteur mène le suspect à parler des événements qui ont mené à la « disparition » de Mme Arguin. Lentement mais sûrement, la carapace de Brind’Amour s’effrite, pour finalement craquer.

« Un moment, elle est partie en peur, elle s’en va dehors en criant “je me fais battre”, explique Brind’Amour. J’ai pris une baguette de pool... »

C’est là qu’il aurait prévenu sa conjointe qu’il allait la battre.

« Je l’ai battue à mort à coups de bâton, dit-il en retenant ses larmes. Je sais pas combien de coups... J’ai figé. »

Il l’aurait tuée avec cette queue de billard trouvée dans le jardin.

Photo courtoisie de la cour

Il l’aurait tuée avec cette queue de billard trouvée dans le jardin.

Dans un sac de hockey 

Par la suite, l’accusé a expliqué avoir mis le corps dans des sacs plastiques et lavé de fond en comble le domicile. Puis, après plusieurs jours, il l’aurait mis dans un sac de hockey pour prendre l’autobus et se débarrasser de la dépouille dans un conteneur.

« Je n’ai jamais souhaité lui défoncer la tête, lui casser le bras et la regarder baigner dans son sang », a-t-il toutefois juré à l’enquêteur en disant espérer la clémence du juge, se disant « ben plus utile dehors qu’en [prison] ».

Le conteneur dans lequel il se serait débarrassé du corps.

Photo courtoisie de la cour

Le conteneur dans lequel il se serait débarrassé du corps.

Le procès, présidé par la juge Hélène Di Salvo, se poursuit mardi avec la suite de la preuve de la Couronne. Les avocats Maxime Raymond et David Robert Temim annonceront par la suite s’ils comptent présenter une défense.