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Dès que les jeunes sortent...

TVA Nouvelles

Après des mois braqués sur les aînés dans les CHSLD, les projecteurs de la COVID-19 sont désormais tournés vers les jeunes dans les écoles. 

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Dans le contexte, la situation demeure relativement sous contrôle, dit-on dans le milieu, mais le nouveau coronavirus continue de circuler allègrement. Les cas sont nombreux – 1047 infections dans 457 écoles du Québec – et la transmission n’est pas facile à contrôler.

Entre les quatre murs scolaires, la distanciation physique, mesure sanitaire vedette de la pandémie avec le port du masque, s’applique assez bien, disent les directeurs d’établissements scolaires. Mais dès que les jeunes – les adolescents surtout – sortent de l’école, ça se complique.

«Ce qui est plus difficile, c’est à partir du moment où les élèves vont à l’extérieur, en pause, avoue Nicolas Prévost, directeur de la Fédération québécoise des directions d’établissements d’enseignement (FQDE).. Au primaire, dans les cours de récréation, ça se passe assez bien. Au secondaire, c’est un peu plus difficile. Nos étudiants, quand ils sortent de l’école, profitent peut-être de ce moment pour se regrouper un peu plus.»

«On continue à faire de la sensibilisation et des interventions pour bien leur faire comprendre que ça reste important à l’extérieur de l’école», a ajouté Nicolas Prévost en entrevue sur les ondes de LCN, vendredi.

L'éducation au lieu de la coercition 

Les jeunes, peu à risque face à la COVID-19, sont des vecteurs de transmission vers des personnes plus vulnérables, mais peu importe leur comportement, l’option de leur flanquer des contraventions n’en est pas vraiment une en réalité, croit le directeur de la FQDE.

«Les moyens restent limités, mais on fait confiance à nos étudiants, dit-il. On leur répète les restrictions pour leur propre sécurité et celle des autres élèves. On est vraiment dans une position de sensibilisation.»

«Cependant, je trouve intéressant l’avenue d’avoir l’aide des policiers locaux ou de la Sûreté du Québec pour sensibiliser les élèves, convient Nicolas Prévost. C’est un partenariat intéressant, mais on est dans un mode éducatif et non coercitif. Ils sont capables de comprendre la situation sans aller jusqu’à (des amendes).»

Jeudi, le gouvernement Legault a rappelé à l’ordre un centre de services scolaire qui menaçait de remettre des constats d’infraction de 560$ aux élèves qui ne respectaient pas la distanciation sociale à l’extérieur des écoles.  

Le Centre de services scolaire de Portneuf a acheminé une lettre aux parents la veille pour les prévenir que les policiers pourraient bientôt distribuer des amendes aux élèves, en raison de la difficulté à faire respecter la règle du deux mètres à l’extérieur de ses murs.