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Le gouvernement annonce une entente avec le NPD

Émilie Bergeron | Agence QMI

Le scénario d’élections fédérales à automne tombera vraisemblablement aux oubliettes, puisque le Nouveau Parti démocratique (NPD) devrait soutenir le gouvernement minoritaire de Justin Trudeau dans le vote de confiance à venir.

Un accord est survenu, vendredi, entre les troupes de Jagmeet Singh et les libéraux, éliminant le dernier point d’achoppement autour du projet de loi C-2 sur les «prestations de relance économique», que le chef du NPD présentait comme un obstacle à son appui au discours du Trône.

«On a réussi à obtenir un congé de maladie payé. On est très fier de ça parce que c’est la première fois dans l’histoire de notre pays qu’on va avoir un programme fédéral de congé de maladie payé pour les travailleurs canadiens», s’est félicité M. Singh.

Selon les dires du leader néo-démocrate, les changements obtenus au projet de loi permettront à des millions de Canadiens, plutôt que des milliers, d’avoir accès à pareil soutien.

«Ça [représente] pour nous un premier pas vers le but d’avoir un congé de maladie payé pour tous les travailleurs à travers le pays de façon permanente», a-t-il ajouté.

La veille, l’autre condition au soutien néo-démocrate pour la survie du gouvernement Trudeau était remplie, soit celle de maintenir l’aide des travailleurs privés de revenus au même niveau que les 2000 $ par mois de la Prestation canadienne d'urgence (PCU).

En déposant le projet de loi C-2, jeudi, les libéraux ont satisfait cette exigence en bonifiant, par rapport à leur plan initial, une des trois prestations de relance économique de 100 $ par semaine.

Or, M. Singh n’a pas voulu confirmer aux journalistes, vendredi, qu’il allait bel et bien soutenir les libéraux sur le discours du Trône. L’allocution énonçant les grandes priorités d’Ottawa pour les prochains mois fera bientôt l'objet d’un vote de confiance et les libéraux ont besoin de l’appui d’un des partis d’opposition reconnus pour garder le pouvoir.

Pour expliquer sa valse-hésitation, le chef néo-démocrate a dit qu'il se méfiait du gouvernement de Justin Trudeau qui a tendance à «dire une chose et en faire une autre». Il attend donc de voir si les changements demandés se refléteront sur papier, lundi, aux Communes.

«Je suis tellement optimiste. Les négociations ont été bonnes», s’est-il tout de même avancé, semblant ainsi indirectement confirmer que des élections fédérales ne sont pas pour demain.