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Le «fact-check» COVID-19 de la semaine

Agence France-Presse

MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL

Les masques «infectent» les bronches? Volte-face de l'OMS sur les vaccins? 90% des positifs au COVID-19 ne sont pas «malades»? Un gynécologue italien révèle un complot autour du COVID? 

Voici une sélection de faits à vérifier cette semaine, concoctée par l’AFP.

Fact-check 1: L'infection à cause du masque 

Des publications Facebook partagées des milliers de fois affirment que le port du masque provoque «l'infection des bronches» à cause de «bactéries» transformées en «champignons qui se retrouvent dans les poumons». 

C'est faux : lavé ou changé régulièrement, le masque ne présente pas de danger pour les poumons, selon plusieurs spécialistes interrogés par l'AFP. Il n'entraîne pas non plus un manque d'oxygène ou une inhalation dangereuse de CO2, contrairement à ce qu'affirment ces publications.

Fact-check 2 : L'OMS déconseille le vaccin 

Des publications virales sur Facebook affirment que «l'OMS déconseille le vaccin en Europe». C'est faux : le directeur de l'OMS Europe a seulement mis en garde ceux qui pensent que la fin de l'épidémie de COVID-19 coïncidera avec la mise au point d'un vaccin, toujours en cours. L'OMS rappelle par ailleurs qu'elle «soutient» les travaux des «chercheurs travaillant à la mise au point d'un vaccin» contre le nouveau coronavirus.

Fact-check 3 : Réduire la population mondiale 

Une vidéo d'un gynécologue italien sur le nouveau coronavirus a été vue plus d'un million de fois en français sur YouTube et Facebook depuis fin août. Ce médecin affirme que le COVID-19 est un «programme» visant, à travers la vaccination, à réduire la population mondiale «de plus de 80%». Mais l'AFP a relevé dans son argumentation cinq affirmations fausses ou erronées.

Fact-check 4 : 90% des positifs ne sont pas malades 

Des publications virales sur les réseaux sociaux affirment que «90%» des personnes déclarées positives au COVID-19 ont en fait des charges virales trop basses pour être «malades» ou «contagieuses». C'est faux. Même avec peu de virus, les personnes testées positives peuvent avoir des symptômes ou être contagieuses. De plus, on ignore à ce jour s'il existe un seuil minimal de charge virale pour être symptomatique ou contagieux, expliquent plusieurs experts à l'AFP.