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«On m’a volé quatre ans et demi de ma vie», dénonce Normandeau

TVA Nouvelles

Nathalie Normandeau s’est dite soulagée, vendredi, de l’arrêt des procédures de son dossier devant les tribunaux en lien avec son arrestation par l’Unité permanente anticorruption (UPAC). 

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«La décision du juge Perreault met fin à six ans de procédures. Depuis mon témoignage à la Commission Charbonneau en 2014, il y a de ça maintenant six ans, et mon arrestation le 17 mars 2016, je me défends sur la place publique et devant les tribunaux pour des gestes que je n’ai jamais commis», a-t-elle déclaré à sa sortie du palais de justice de Québec. 

Un délai qu’elle juge «très long» et «inacceptable». 

C’est d’ailleurs en raison de ce délai que le juge André Perreault a accueilli, vendredi, la requête en arrêt des procédures pour délais déraisonnables (basée sur l’arrêt Jordan, décrété par la Cour suprême) présentée par la défense. 

«On m’a volé quatre ans et demi de ma vie. Ces années perdues, je ne pourrai jamais les retrouver», a lancé, émue, l’ancienne ministre. 

Elle a également ajouté qu’elle trouvait très «difficile de vivre avec des accusations au criminel» et qu’elle «ne souhaite pas ça à [son] pire ennemi». 

«Jamais je n’aurais dû être accusée»    

Nathalie Normandeau espère maintenant pouvoir reprendre une vie normale, elle qui clame son innocence depuis le début des procédures. 

«Dès le jour de mon arrestation, mon avocat a affirmé que cette histoire avec la justice n’aurait jamais dû avoir de commencement. Ça aura pris quatre ans et demi pour lui donner raison. Jamais je n’aurais dû être accusée. Jamais», a-t-elle affirmé. 

Son avocat, Me Maxime Roy, a par ailleurs qualifié la décision de 81 pages du juge Alain Perreault de «précise, savante et réfléchie» avant d’ajouter qu’elle était «inattaquable».

Le procureur du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), Richard Rougeau a mentionné un peu plus tôt, à sa sortie de la salle d’audience, que son équipe comptait «analyser la décision pour déterminer s’il est pertinent d’aller en appel». 

Le DPCP dispose de trente jours pour porter le jugement en appel.