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Procès Normandeau: l’UPAC et le DPCP doivent s’expliquer, dit le PQ

Vincent Larin | Agence QMI

L’Unité permanente anticorruption (UPAC) et le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) doivent s’expliquer publiquement à la population à propos de l’échec du procès de Nathalie Normandeau et de ses coaccusés, estime le Parti québécois.

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«Ce que je demande aujourd'hui, c'est des explications. C'est un examen de conscience autant des forces policières de l'UPAC que du DPCP et que cet examen-là se fasse avec une résonnance publique», a déclaré la porte-parole péquiste en matière de Justice, Véronique Hivon, en point de presse.

Le juge André Perreault a prononcé vendredi l’arrêt des procédures à l’endroit de Nathalie Normandeau et de ses cinq coaccusés, et les a libérés de tous les chefs d’accusation qui pesaient contre eux.

Pour Québec solidaire, c’est à la cheffe actuelle du Parti libéral du Québec (PLQ), Dominique Anglade, de dire ce qui s’est passé à l’époque, mais aussi de «cesser de protéger cette petite élite qui a corrompu notre démocratie».

«C'est honteux. Je suis en colère et je comprends la colère des gens. Cette décision abime la confiance des Québécoises et des Québécois envers nos institutions. La justice est incapable d'épingler un seul responsable du régime de corruption instauré par le Parti libéral», a fait savoir le co-porte-parole du parti, Gabriel Nadeau-Dubois, par courriel.

Le PLQ et le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, ont toutefois indiqué qu’ils n’émettraient pas de commentaire à la suite de la décision du juge André Perreault.

«Nous vivons dans une société de droit. Nous avons toujours eu le plus grand respect pour l’indépendance des institutions, notamment pour les instances judiciaires», a fait savoir le porte-parole libéral en matière de Justice, Marc Tanguay.