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Autonomie alimentaire: un calendrier pour acheter les cultures d’ici

Diane Tremblay | Le Journal de Montréal

L’Association des producteurs maraîchers du Québec met à la disposition des consommateurs un outil fort utile pour encourager l’achat local : un calendrier des disponibilités des fruits et des légumes cultivés chez nous. 

Cette initiative lancée il y a de nombreuses années est mise à jour selon l’évolution du marché.

« Au fil des ans, on a de plus en plus de produits qui se sont ajoutés pour tenir compte des communautés culturelles », a affirmé Chantal Cadieux, directrice générale adjointe marketing. 

Le bok choy et l’okra, aussi appelé gombo, ont fait leur apparition sur cette longue liste ces dernières années. Selon Mme Cadieux, certains consommateurs sont toujours étonnés de constater que certaines variétés poussent ici même, au Québec. C’est le cas notamment du cantaloup.

Comprendre la comorbidité

De la diversité 

« Il peut y avoir un jeu d’une à deux semaines, selon la température, mais ça aide le consommateur à orienter ses choix et à planifier ses achats », a-t-elle ajouté. 

« Cela nous informe également que plusieurs produits sont disponibles toute l’année. Bien entendu, la liste ne contient pas tous les produits, mais on constate qu’il existe quand même une belle diversité. Ça s’est développé beaucoup. Les gens veulent encourager les produits du Québec, mais ils ne sont pas toujours certains quand ce n’est pas bien identifié », a poursuivi Mme Cadieux. 

Le calendrier peut être téléchargé gratuitement à partir du site mangezquebec.com. Aliments du Québec participe aussi à cette initiative. Il faut dire que l’organisme travaille depuis 1996 à faire connaître les produits agroalimentaires québécois. 

Un réel engouement 

« On sent un engouement pour les produits locaux. D’ailleurs, on a vu une augmentation du nombre d’entreprises adhérentes. On note également une augmentation de l’achalandage sur notre site internet, particulièrement dans le répertoire des produits », souligne Marie Beaudry, directrice générale d’Aliments du Québec. 

Au 31 août 2020, on comptait 1350 entreprises adhérentes, alors qu’il y en avait 1200 au même moment l’an dernier. « C’est un sommet. La progression ces dernières années était très lente. On sentait que ça plafonnait. Parce que tout le monde est touché par la pandémie, les gens réalisent l’importance de consommer local », a ajouté Mme Beaudry. 

Plus de 22 000 produits portent la certification Aliments du Québec ou Aliments préparés au Québec. 

Toutefois, il reste du travail à faire, selon elle pour continuer à faire connaître les produits du Québec. Par ailleurs, Mme Beaudry voit d’un très bon œil la stratégie d’achat d’aliments locaux par les institutions publiques provinciales annoncée récemment par le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, André Lamontagne. Les institutions publiques devront établir des cibles d’achat d’aliments québécois.