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Simons embauche malgré la COVID

Jean-Michel Genois Gagnon | Journal de Québec

Malgré les impacts de la COVID-19, La Maison Simons maintient le cap et prévoit avoir embauché «entre 200 et 300 travailleurs» permanents en 2020, principalement à son nouveau centre de distribution. À trois mois de Noël, le détaillant se prépare aussi pour un temps des Fêtes où il faudra probablement «aplatir la courbe» des emplettes de Noël. 

Malmené comme la majorité des autres entreprises au cours des premiers mois de la pandémie, Simons n’a toutefois pas été contraint de fermer définitivement l’un de ses 15 magasins pour assurer sa santé financière.  

C’est d’ailleurs un PDG un peu plus soulagé, même s’il y a encore des nuages gris à l’horizon, qui a accepté de donner une entrevue au Journal. 

«Ça va beaucoup mieux, mais nous avons encore des défis devant nous. Je vois toutefois une lumière au bout du tunnel», a confié Peter Simons, ne cachant pas avoir entamé une analyse de son modèle d’affaires, entre autres, concernant ses produits vendus et l’évolution de ses magasins par rapport à l’augmentation des ventes en ligne.  

En août, le grand patron avait envoyé une lettre à ses fournisseurs et à ses partenaires pour les aviser qu’il avait renoué avec la rentabilité.  

Nouveau centre de distribution  

Depuis quatre semaines, Simons est aussi passé à l’offensive pour dénicher de nouveaux talents. Il faut dire que le nouveau centre de distribution du groupe, à la fine pointe de la technologie dans l’Espace d’innovation Chauveau, à Québec, a démarré certaines de ses activités.  

Il faudra toutefois encore attendre jusqu’au printemps 2021 avant qu’il soit pleinement opérationnel, note la direction, qui cherche, présentement, des conseillers de service à la clientèle web, des commis, des préposés à la sécurité, un superviseur et un coordonnateur logistiques.   

«C’est pour alimenter nos besoins logistiques, la transition de notre centre de distribution et notre commerce électronique. Nous avons beaucoup de postes ouverts. Au cours des dernières semaines, nous recherchions entre 200 et 300 personnes à temps plein», répond l’homme d’affaires.  

Le détaillant prévoit aussi réaliser une deuxième vague d’embauches en novembre pour répondre à ses besoins temporaires pour le temps des Fêtes. Plusieurs centaines de postes seront encore à pourvoir.  

À son nouveau centre de distribution, Simons compte présentement plus ou moins 500 travailleurs. La direction espère en avoir environ 800 d’ici la fin de l’année. À titre de comparaison, 400 à 500 personnes en moyenne travaillaient dans les anciennes installations du groupe. 

Un Noël différent  

Même s’il reste encore trois mois avant Noël, une période très importante pour les détaillants, la direction de la chaîne a déjà entrepris des pourparlers avec des entreprises de livraison de colis afin de mieux sécuriser son commerce en ligne.  

Pour les magasins, elle espère que les consommateurs commenceront leurs emplettes plus tôt cette année. 

«Il faut réaliser que cela ne sera pas un Noël comme avant. Je ne pense pas qu’on va tous aller au centre d’achat le 22 décembre. On va essayer d’orienter les gens à y penser un peu plus tôt», souligne M. Simons.   

«Il va y avoir beaucoup de pression sur Postes Canada. On travaille avec plusieurs partenaires pour essayer d’aplatir la courbe de Noël», ajoute le PDG, avec une pointe d’humour.  

Quant à la question des ventes en ligne, même après le confinement, M. Simons affirme que ses chiffres continuent de grimper par rapport à 2019. Il dit avoir, présentement, les résultats qu’il prévoyait réaliser en 2025-2026.  

«Notre commerce électronique est encore en hausse de presque 100 %. C’est bon, mais cela met encore beaucoup de stress sur l’organisation pour gérer cette demande», conclut-il.  

Quelques chiffres   

  • 2500 à 3000 employés à travers le Canada durant la période des Fêtes    
  • 15 magasins    
  • Siège social à Québec     

Comment va la situation dans vos magasins?

«Les heures sont toujours réduites. Je ne cacherai pas que l’achalandage, cela revient doucement, mais ce n’est pas comme avant la pandémie, surtout pour les centres-villes. Nous avons encore un grand défi à relever. Les gens ne sont pas tous de retour au bureau.»


Êtes-vous prêt pour la deuxième vague de la pandémie?

«On essaie de se préparer le mieux qu’on peut. C’est quand même des chocs externes énormes. Tout est une question de degré de confinement. 

Être préparé, c’est être capable de comprendre notamment comment on va répondre aux besoins du commerce en ligne. Oui, il faut un coussin de liquidité, tant qu’on peut. Il faut rester alerte et agile pour s’adapter aux circonstances.»


Grâce à un récent partenariat avec LXRandCO et VSP Consignment, La Maison Simons vend maintenant des produits de luxe de seconde main sur le web et dans certains magasins. Pourquoi?

«On explore différentes possibilités de partenariats pour des produits vintage. Cela s’aligne avec notre vision, et c’est complémentaire à ce qu’on fait déjà en e-commerce. Nous sommes contents des résultats préliminaires.»