/news/coronavirus

Bientôt 1 million de morts de la COVID-19 dans le monde

Agence France-Presse

La pandémie de COVID-19 s'approche du chiffre symbolique d'un million de morts, neuf mois après son déclenchement, avec un regain de contaminations à New York ou à Rangoun mais une accalmie à Melbourne.

Dans plusieurs villes européennes, dont Paris et Madrid, les opposants aux nouvelles mesures de restriction instituées pour tenter d'enrayer la propagation de la maladie se sont rassemblés pour manifester leur colère.

• À lire aussi: [EN DIRECT] Les dernier développements sur la COVID-19

• À lire aussi: Le Québec va dépasser les 1000 cas avant longtemps, croit une épidémiologiste

Melbourne lève son couvre-feu

Le couvre-feu nocturne à Melbourne, deuxième ville d'Australie, sera levé lundi, près de deux mois après avoir été imposé. Seuls 16 nouveaux cas de contamination et deux décès ont été enregistrés dimanche dans l'État.

Les cinq millions d'habitants de Melbourne pourront sortir de chez eux à tout moment pour travailler, faire du sport ou faire les courses. Mais ils devront rester dans un rayon de cinq kilomètres autour de leur domicile, sous peine d'une amende de près de 5000 dollars australiens.

New York plie, mais ne flanche pas

En revanche, l'État de New York, ancien épicentre de l'épidémie aux États-Unis, a enregistré, pour la première fois depuis le 5 juin, plus de 1000 cas de contamination en une journée.

La situation est cependant bien meilleure qu'au printemps, au plus fort de la crise. Mercredi, les restaurants de la ville de New York, qui servaient déjà en extérieur, pourront rouvrir leurs salles, à 25% de leur capacité.

Flambées d’infections et strictes mesures

Rangoun, capitale économique et plus grande ville de Birmanie, est confrontée à une flambée d'infections qui fait craindre aux médecins des milliers de nouveaux cas dans les prochains jours.

À Bruxelles, bars et cafés devront fermer leurs portes dès 23h à partir de lundi et les tifosi sont frustrés : pour l'instant, les stades italiens ne doivent pas accueillir plus de mille supporteurs.

Ces strictes mesures de précaution provoquent mécontentement et protestations dans certains pays, comme à Londres où dix personnes ont été arrêtées et quatre policiers blessés samedi lors d'une manifestation qui a rassemblé des milliers d'opposants aux restrictions.

2 millions de morts?

L'Organisation mondiale de la santé redoute désormais que la pandémie ne fasse finalement deux millions de morts si le monde ne se mobilise pas fortement, et les appels se multiplient pour partager équitablement de futurs vaccins.

La course au vaccin est lancée et chaque pays veut s'assurer que sa population pourra disposer de doses suffisantes. États-Unis, Europe et Japon ont déjà réservé plus de la moitié des doses qui seraient disponibles dans un premier temps.

À l'Assemblée générale annuelle de l'ONU, l'Amérique latine et l'Australie ont réclamé un accès libre aux futurs vaccins.

L'Inde, le plus grand fabricant de vaccins au monde, utilisera ses ressources dans la lutte contre la pandémie «pour aider toute l'humanité», a promis samedi son Premier ministre Narendra Modi.

Au total dans le monde, on a recensé 998 463 morts depuis fin décembre, selon un bilan établi dimanche par l'AFP.

Plus de 32,9 millions de cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués, dont au moins 22,5 millions aujourd'hui considérés comme guéris.

AFP

Madrid sous tension

En Espagne, la région de Madrid s'apprête à étendre à de nouvelles zones les restrictions en vigueur. À partir de lundi, 167 000 habitants supplémentaires - soit un peu plus d'un million de personnes - ne pourront sortir de leur quartier que pour aller travailler, se rendre chez le médecin ou emmener leurs enfants à l'école.

Ces mesures ont fait descendre dans la rue des centaines de personnes qui ont manifesté dans la capitale espagnole.

«Ce n'est pas du confinement, c'est de la ségrégation!» scandaient les manifestants devant le parlement de la région de Madrid.

«Ils ne confinent pas les riches», était aussi l'un des slogans des protestataires, où se mêlaient jeunes, retraités et parents avec leur bébé dans la poussette.

À Paris, quelques dizaines de restaurateurs, patrons de bars et discothèques et représentants du secteur de l'hôtellerie-restauration se sont rassemblés dimanche pour protester contre le durcissement des mesures sanitaires touchant leurs établissements dans la capitale française.

«On ne comprend pas comment la population est plus en sécurité entassée dans le métro que dans nos établissements, ni comment le virus à 21h59 est inoffensif, et va tuer tout le monde à 22h01», a dit Stéphane Manigold, l'un des porte-parole du collectif «Restons ouverts».

Restrictions au Royaume-Uni et en France

Au Royaume-Uni, près de la moitié du Pays de Galles va faire l'objet d'un confinement local : à partir de 18h dimanche, il sera interdit d'entrer dans les villes de Cardiff et de Swansea ou d'en sortir sans raison professionnelle ou scolaire.

À Paris le tournoi de tennis de Roland-Garros, retardé de six mois, a débuté dimanche avec une jauge réduite à 1000 spectateurs quotidiens.

Parmi les restrictions pour les joueurs, des tests PCR répétés, l'obligation de loger dans un des deux hôtels qui leur sont réservés. Interdiction d'en sortir sous peine de se voir retirer leur accréditation, sauf pour se rendre au stade leurs jours de match ou pour s'entraîner.