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Le Québec va dépasser les 1000 cas avant longtemps, croit une épidémiologiste

TVA Nouvelles

Le Québec est de retour au même stade de propagation de la COVID-19 qu’à la fin mars, croit l’épidémiologiste Nimâ Machouf.

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Environ 700 nouveaux cas de coronavirus ont été ajoutés au bilan provincial de l’épidémie, samedi; attendez vous à ce que ce nombre bondisse au-delà des 1000 infections bientôt, prévient Dr Machouf.

«On est vraiment au même endroit où on était à la fin mars, a-t-elle évalué en entrevue sur les ondes de LCN, dimanche, acquiescant au fait que le Québec dépassera les 1000 cas quotidiens avant longtemps.

Il ne faut remonter en fait qu’au début du mois de mai dans les statistiques recueillies par l’Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ) pour retrouver un bilan quotidien de 1000 contaminations (1036 nouveaux cas au 6 mai 2020). 

C’est aussi au mois de mai que la situation en milieu hospitalier a été à son pire, mais le 20 avril, on dénombrait pour la première fois plus de 200 hospitalisations reliées à la COVID-19 dans la province.

«Les hospitalisations augmentent, les décès augmentent. Ce sont toujours des indicateurs plus tardifs. [...] S’il y a un décès, il survient un mois après l’infection, rappelle l’épidémiologiste. Il ne faut pas qu’on attende un taux de mortalité élevé avant de commencer d’agir.»

Ouvrez les fenêtres    

Force est de constater que la COVID-19 est de retour dans les CHSLD et les résidences privées pour aînés (RPA), là où les patients sont les plus vulnérables en cas d’infection au nouveau coronavirus. Cette fois, ces milieux ont une occasion de mieux se préparer.

Hormis de limiter les transferts de personnel et de maximiser l’usage d’équipement de protection du côté du personnel soignant, Dr Machouf identifie un autre nerf de la guerre qui a été sous-estimé lors de la première vague de transmission.

«Le point sur lequel on a porté moins d’attention lors de la première vague -et on n’y porte toujours pas très attention-, c’est la question de l’aération. On sait que le virus peut circuler dans l’air», souligne l’épidémiologiste de la Clinique médicale urbaine du Quartier latin à Montréal.

«Tant qu’on peut faire des activités à l’extérieur, c’est la meilleure chose, dit Dr Marchouf. Pour les écoles et les autres endroits où les gens restent enfermés, si la possibilité de garder le masque n’est pas là, il faut penser à l’aération, mais il y a quand même des moyens simples et peu coûteux.»

L’arrivée du temps froid ne sera pas une excuse pourne pas prendre les moyens nécessaires afin d’endiguer l’épidémie.

«Il s’agit simplement d’ouvrir la fenêtre, quitte à monter le chauffage et à mieux s’habiller. Les scientifiques disent qu’il faut cinq changements d’air par heure. En ouvrant la fenêtre un 15, 20 centimètres, on peut arriver au changement d’air qui fait que la contamination diminue.»