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Les transporteurs par autobus lancent un «cri du cœur»

Agence QMI

La sécurité, toujours le maillon faible des autocars

Agence QMI

La pandémie de COVID-19 a eu un impact dévastateur sur les entreprises de transport en autobus, qui ont vu leurs revenus fondre de 80 % à 100 % par rapport à l’année dernière. La Fédération des transporteurs par autobus a lancé un «cri du cœur» dimanche et demande une aide gouvernementale de 16 millions $.

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Selon la Fédération, plus de 160 entreprises et 4000 emplois directs risquent de disparaître si aucune action n’est prise pour les aider financièrement.

«La fermeture d’une seule entreprise placerait l’offre de transport en souffrance par rapport à la demande. Dans certaines régions, cela pourrait mener à la disparition complète des services de transport nolisé-touristique et affecterait de façon collatérale la reprise économique de bien des secteurs qui bénéficie de l’apport de clientèle généré par les transporteurs», a indiqué la Fédération dans un communiqué.

Selon le regroupement, l’industrie a perdu plus de 70 000 contrats au Québec seulement, et les pertes financières sont estimées à 240 millions $, principalement à cause de la fermeture prolongée des frontières et de l’arrêt des déplacements sportifs, éducatifs et culturels.

La Fédération a demandé une aide financière de 16 millions $ «pour couvrir minimalement [les] coûts fixes durant la prochaine période d’inactivité forcée allant du 1er octobre 2020 au 1er avril 2021.»

Cette aide, a-t-on indiqué, servirait à l’entretien «minimal» des autobus, sans quoi ceux-ci pourraient ne pas être en état de rouler lors de la reprise des activités.

«La reprise des voyages de groupes d’agrément, scolaires, culturels, sportifs, et des croisières au Québec et au Canada dépend de notre capacité à conserver une flotte d’autocars de qualité et en quantité pour répondre à la demande future. Pour les voyagistes et réceptifs du Québec, actifs auprès de toutes ces clientèles, il en va de la survie de notre secteur, déjà touché de plein fouet avec des pertes de 90 % par rapport à 2019», a déclaré Marilyn Désy, directrice générale de l’association des Agences réceptives et forfaitistes du Québec.