/news/coronavirus

Mesures extrêmes pour enfants fragiles

TVA Nouvelles

La Maison André-Gratton du Phare Enfants et Familles, dans le quartier Rosemont à Montréal est devenue une véritable forteresse en temps de pandémie de la COVID-19. 

La maison de soins palliatifs pédiatriques a mis tout en oeuvre afin d’éviter les risques de contagion.

«On est une zone froide, donc pas d'enfants avec des cas de COVID. Tous les employés, tout le personnel, les bénévoles qui présentent des signes, des symptômes, sont immédiatement dirigés vers une clinique de dépistage. Les employés sont payés pour aller se faire dépister.» souligne Adam Mongodin , directeur adjoint du Phare Enfants et Familles.

L’établissement veut éviter à tout prix que les enfants très fragiles soient infectés par le virus. Ces derniers viennent de partout au Québec pour un séjour de quelques jours afin de donner du répit à leurs parents. Contrairement aux adultes, ils peuvent recevoir des soins palliatifs pendant des années. Le Phare veut aussi protéger les familles qui accompagnent un enfant dans la mort. Huit y sont décédés durant la dernière année. 

La vie doit continuer à la Maison André-Gratton, même si la pandémie provoque plusieurs bouleversements. 

«On a des enfants qui sont très, très vulnérables au plan respiratoire; d'autres enfants au plan neurologique. Mais peu importe, une atteinte respiratoire importante pour eux pourrait avoir des répercussions catastrophiques.» affirme l’infirmière Ariane Parent-Lemay.

Depuis sa création en 2007, la maison a reçu près de 900 familles. Sept médecins et une vingtaine d'infirmières se relaient au chevet des patients. 

Ce qui est difficile depuis le début de la pandémie, c'est d'assurer le financement du Phare Enfants et Familles. La moitié du budget de 5 millions de dollars provient de dons du public. Ils ont donc décidé de lancer une campagne de financement sur le Web.