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Couteaux tirés entre Jean Coutu et les syndiqués à Varennes

Francis Halin | Journal de Montréal

Jean Coutu

Photo PIerre-Paul Poulin

Rien ne va plus entre les 680 employés syndiqués en lock-out du centre de distribution de Jean Coutu de Varennes et l’employeur, a appris Le Journal

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«On a 700 familles prises en otage, qui se demandent ce qui va arriver parce que l’employeur ne parle pas beaucoup à la table de négos », a soutenu au Journal Audrey Benoit, présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’entrepôt Pharmacie Jean Coutu (CSN). 

Mercredi dernier, les syndiqués ont fait une grève de 24 heures et le lendemain, ils ont appris avec surprise qu’ils étaient en lock-out. 

Or, depuis, les discussions n’avancent pas assez au goût du syndicat. L’enjeu de la sous-traitance et l’ancienneté créés des flammèches entre les deux parties. 

«En fin de semaine dernière, on a eu à peu près 88 minutes de discussions avec l’employeur. Ça donne une idée du portrait de la fin de semaine que l’on a eue », a souligné Audrey Benoit du Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’entrepôt Pharmacie Jean Coutu (CSN). 

«Aucun compromis»

De son côté, Metro, qui possède Jean Coutu, a dit avoir été présente à la session de conciliation de samedi et dimanche pour un régler le différend, sans succès. 

«Malheureusement, le syndicat continue de ne faire aucun compromis en regard de l’offre globale normative que nous avons présentée au syndicat», a regretté Marie-Claude Bacon, vice-présidente aux affaires publiques et aux communications de Metro. 

Elle a indiqué que l’employeur a accepté 140 demandes sur 250, y compris des demandes importantes du syndicat, mais que celui-ci ne concède rien. 

«Si le syndicat poursuit les négociations avec la même approche, il sera difficile d’arriver à une résolution rapide du conflit. Nous demeurons toutefois engagés à tenter de négocier une entente juste et équitable pour nos employés, nos pharmaciens propriétaires, nos clients et notre entreprise», a-t-elle déclaré.