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Des enseignants réclament le port temporaire du masque en classe

Daphnée Dion-Viens | Journal de Québec

Children at school

Photo stock.adobe.com (Vasyl)

Alors que les cas de COVID-19 se multiplient dans le réseau scolaire, le syndicat représentant les enseignants de Québec réclame le port du masque en classe par les élèves pendant 14 jours dans les écoles touchées par les éclosions. 

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«Il va falloir que les spécialistes s’y penchent dans les écoles où il y a des cas», affirme Daniel Gauthier, président du Syndicat des enseignants de la région de Québec (SERQ).  

«Ce serait cohérent. Tout ce qu’on veut, c’est rester le plus longtemps possible à l’école et assurer les services scolaires», ajoute-t-il. 

Cette mesure de protection supplémentaire pourrait empêcher la propagation du virus les jours suivants un dépistage massif, alors qu’il faut parfois attendre plusieurs jours avant que les résultats d’une telle opération ne soient disponibles, avance M. Gauthier. 

À l’école secondaire Jean-de-Brébeuf, à Limoilou, les résultats du dépistage massif réalisé mardi dernier auprès des élèves de la première à la troisième secondaire ne sont toujours pas connus, alors que les élèves de quatrième et cinquième secondaires ont été placés en isolement préventif depuis maintenant plus d’une semaine. 

Le port du masque permettrait aussi de rassurer plusieurs enseignants. Le niveau d’inquiétude a monté d’un cran parmi les profs depuis la rentrée, souligne M. Gauthier. 

«Il ne faut pas se fermer les yeux, il y a de la transmission qui se fait à l’intérieur des écoles», affirme-t-il. 

Selon les dernières informations disponibles, il y a eu des éclosions de COVID-19 dans une dizaine d’écoles de Québec.  

Des cas isolés ont été déclarés dans plus de 70 établissements.  

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