/news/coronavirus

Les impacts psychologiques de la deuxième vague

TVA Nouvelles

Le passage à la zone rouge pour les régions de Montréal et de la Capitale-Nationale amène son lot de stress pour un grand nombre de personnes. Plusieurs craignent un nouveau confinement, comme celui vécu au printemps.

«La mémoire affective se réactive très facilement. Les gens vont se voir réactiver toute la tension, tout le stress, mais ça va être maximisé parce qu’on n’a pas complètement eu le temps de se remettre de la première vague», explique la Dre Christine Grou, présidente de l'Ordre des psychologues.

Une partie de population semble de moins en moins encline à suivre les recommandations de la santé publique. Un phénomène qui s’explique par quatre facteurs.

«Les ressources psychologiques, la connaissance et la compréhension de la situation, l’entourage et comment se comporte notre entourage et il y a le vécu qu’on a eu pendant la crise, ce qu’on a perdu, comment on l’a vécu», ajoute la spécialiste.

Ces changements importants et les sacrifices demandés demandent une grande capacité de résilience et d’adaptation. «De la tolérance à l’incertitude pour être capable de se replonger et faire face à ce qui vient après le répit qu’on a vécu, mais qui a été bref», précise-t-elle.

Pendant combien de temps les gens respecteront-ils les mesures mises en place? 

«L’être humain est capable d’énormément d’adaptation, mais ce n’est pas nécessairement sans séquelle. Ce qui est important c’est de faire en sorte que de prendre soin de la santé psychologique de la population et que les gens prennent soin d’eux», affirme Dre Grou.

Une différence majeure entre la première et la deuxième vague est la compréhension du danger et la dissonance au sein de la population. 

«Au début, l’information était claire, tout le monde avait la même perception du danger et de la menace. Au moment où on se parle, les gens ont une perception différente de la menace et c’est ça qui change la donne. Il va falloir revenir à une information claire, concise», de dire la psychologue.

Malgré la fatigue qui s’est installée au sein de la population, elle assure que les gens sont capables de s’adapter.