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Passage en zone rouge: quel impact pour les écoles?

Daphnée Dion-Viens | Journal de Québec

Photo d'archives, AGENCE QMI

Avec le passage imminent de Montréal et Québec en zone rouge qui devrait être confirmé en fin de journée lundi, les écoles de ces régions s’apprêtent à vivre de nouveaux chambardements. Le sport et les activités parascolaires à l’extérieur de la bulle-classe pourraient à nouveau être abolis. 

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À la mi-septembre, le gouvernement Legault a annoncé des assouplissements dans le réseau scolaire qui ont permis aux élèves de faire des activités sportives ou parascolaires à l’extérieur de leur bulle-classe.    

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Ces assouplissements devaient toutefois être abolis avec le passage en zone orange, ce que Québec s’est finalement refusé à imposer lorsque le niveau d’alerte a monté d’un cran dans plusieurs régions, à partir du 20 septembre. 

Le passage en zone rouge de Montréal et Québec pourrait toutefois sonner le glas des activités entre élèves qui ne proviennent pas du même groupe classe. 

«Si on ne resserre pas certaines mesures dans les écoles où il y a des cas, on va s’en aller vers des fermetures, mais on ne veut pas aller là, affirme Daniel Gauthier, président du Syndicat de l’enseignement de la région de Québec (SERQ).  

«Il va falloir qu’il y ait des choix cohérents qui soient fait, sinon, ça lance un message aux élèves que ce n’est pas grave», ajoute-t-il. 

Maintenir les écoles ouvertes  

De son côté, le gouvernement Legault semble vouloir éviter à tout prix des fermetures massives d’écoles.  

C’est du moins ce qu’a laissé entendre le ministre de la Santé, Christian Dubé, en entrevue à l’émission Tout le monde en parle dimanche. 

«Il va falloir trouver dans la zone rouge un arrangement, un équilibre pour qu’on puisse continuer d’envoyer nos enfants à l’école», a-t-il déclaré. 

De son côté, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, avait plutôt affirmé le 17 septembre que des écoles complètes pourraient fermer en cas d’alerte maximale. 

«En zone rouge, il est possible à l’intérieur de la zone que les experts demandent une fermeture temporaire de certaines écoles», avait-il déclaré en marge d’un point de presse. 

Dans le réseau de l’éducation, on se dit prêt à basculer vers l’enseignement à distance s’il le faut. Au SERQ, on doute toutefois que des appareils informatiques ne soient disponibles pour tous les élèves en cas de fermetures massives.  

«À notre connaissance, les ordinateurs réservés par le gouvernement ne sont pas dans les écoles», affirme M. Gauthier. 

Cégep à distance?  

Reste à savoir par ailleurs si les cégeps et universités devront se tourner vers l’enseignement à distance à 100%, comme ce fut le cas de printemps. 

Au cégep de Sainte-Foy, on se dit «prêt à faire face à toute éventualité».