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Fini les sacs de plastique chez IGA

Jean-Michel Genois Gagnon | Journal de Québec

Photo d'archives, Jean-Francois Desgagnés

Après avoir connu un regain de popularité au début de la pandémie, le sac de plastique disparaîtra finalement du réseau de supermarchés IGA le 1er octobre. Un geste qu’Empire prévoyait réaliser au printemps dernier.

Au cours des dernières semaines, des affiches dans des magasins IGA du Québec ont été installées pour prévenir les clients de ce changement.

L’entreprise affirme être la «première grande chaîne d’épicerie à éliminer les sacs en plastique à usage unique dans ses magasins» du Québec et du Nouveau-Brunswick. Les consommateurs seront invités à apporter leurs sacs réutilisables. Il y aura aussi l’option des sacs en papier pour 10 cents.

Il faut dire que Sobeys cherche à bannir les sacs de plastique dans ses établissements depuis l’an dernier. En septembre 2019, la compagnie avait entamé son virage en mettant un terme à cette offre sur l’île de Montréal. 

«La Santé publique n’a trouvé aucune transmission à partir du sac réutilisable pour le coronavirus. Ce que nous savons pour le moment, c’est qu’il n’y a pas de risque», répond au Journal Sylvain Lebel, vice-président de l’exploitation de détail chez IGA. «Durant la pandémie, à Montréal, nous avons fonctionné avec des sacs réutilisables et de papier, et cela a très bien été», poursuit-il.

Pour le reste du Québec, soit à l’extérieur de Montréal, et le Nouveau-Brunswick, l’offensive devait avoir lieu en mars dernier. La pandémie a toutefois forcé le détaillant à revoir son échéancier.

Annuellement, grâce à cette mesure, la direction d’IGA prévoit retirer de ses 297 magasins plus ou moins 182 millions de sacs, soit l’équivalent de 2442 voitures de 1,5 tonne chacune.

De héros à accusé

Selon l’Alliance Polymères Québec, qui représente différentes entreprises dans le monde du plastique, il est déplorable que le sac à bretelles se retrouve de nouveau «au banc des accusés».

«Lorsque cela allait mal, nous avions tout d’un coup besoin des sacs de plastique et nous les considérions comme des héros. Là, nous les bannissons encore. C’est déplorable comme attitude», répond le DG Simon Chrétien, réitérant que le sac en plastique n’est pas à usage unique.

«Le consommateur l’utilise parfois après son épicerie comme sac à poubelle ou pour transporter des objets. Oui, il y en a dans l’environnement, c’est surtout une problématique de gestion de fin de vie», poursuit-il, assurant qu’il est possible de recycler ce produit. 

Il concède qu’il reste toutefois encore beaucoup de travail à faire pour sensibiliser les gens et développer des techniques de recyclage abordables.

Durant la crise, plusieurs épiceries, comme Maxi et Provigo, ont demandé à leurs clients d’éviter les sacs réutilisables.