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Garder les théâtres ouverts aurait été contradictoire, dit Roy

Agence QMI

Photo d'archives, Simon Clark

Pressée d’expliquer la fermeture des salles de spectacles en zone rouge, la ministre de la Culture, Nathalie Roy, a fait valoir qu’il serait contradictoire de demander à la population de rester à la maison tout en gardant ces lieux de rassemblement ouverts.

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«La Santé publique nous dit d'éviter les rassemblements, de rester chez nous. On ne peut pas dire aux gens: allez dans les salles de spectacle», s’est défendue Nathalie Roy lors de la période de questions à l’Assemblée nationale.

Au lendemain de l’annonce par le gouvernement de la fermeture des salles de spectacles, théâtres, bibliothèques, cinéma et musées dans l’espoir de juguler la propagation de la COVID-19, Mme Roy a dû défendre cette décision.

Le milieu culturel ne rapporte pourtant pas d’éclosions majeures, a souligné la porte-parole de Québec solidaire dans ce domaine, Ruba Ghazal.

Soulignant qu’il ne s’agissait pas d’une décision «ni agréable ni facile», Nathalie Roy a répondu qu’il s’agissait d’un choix «responsable pour nous assurer de protéger les plus vulnérables».

La ministre s’est voulue rassurante en affirmant qu’elle pourrait débloquer de nouvelles sommes pour venir en aide aux différents acteurs du milieu en difficultés.

Déjà, un budget d’urgence de 400 millions $ (comprenant 250 millions d’argent frais) annoncé le 1er juin dernier pour venir en aide au domaine de la culture «a été dépensé en grande partie», a-t-elle dit mardi.

«Nous allons d'ailleurs sous peu, au cours des prochains jours, déposer un nouveau plan pour répondre aux institutions qui sont touchées par les nouvelles mesures qui seront en vigueur», a expliqué Nathalie Roy. «De l'argent, nous avons dit, le 1er juin dernier, que s'il fallait en ajouter, nous allions le faire», a-t-elle ajouté.

La solidaire Ruba Ghazal s’est toutefois montrée peu impressionnée par ces paroles. «C'est le jour de la marmotte, sauf que, cette fois-ci, notre milieu culturel pourrait très bien ne pas se réveiller, a-t-elle lancé. La ministre aurait dû être prête il y a longtemps, mais elle a décidé de se traîner les pieds.»