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«Il est encore temps d’agir», implore une urgentologue

TVA Nouvelles

Une urgentologue lance un cri du cœur afin que les Québécois continuent de prendre la COVID-19 au sérieux et poursuivent les efforts pour endiguer la crise.

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La Dre Mélissa Ranger est urgentologue à l’hôpital Charles-Le Moyne à Longueuil, en Montérégie. Elle admet être de plus en plus anxieuse.

«Présentement les taux d’occupation dans les hôpitaux montréalais et montérégiens c’est à des taux très, très, très élevés. On a un manque de personne très critique», explique-t-elle.

Selon elle, l’augmentation des cas risque d’entraîner une rupture au niveau du réseau de santé. «Ça pourrait avoir un impact sur la qualité et la sécurité des soins. C’est évidemment ce qu’on craint le plus», ajoute la Dre Ranger.

Elle s’est dit satisfaite des annonces du gouvernement, et ce, même si elle sait que ce sera un autre coup dur pour le moral et pour l’économie.

«Il y a encore des gens récalcitrants. Des gens qui ne comprennent pas qu’on est en pandémie, qu’il y a un risque réel. Le message ne passe pas au niveau de la clientèle des jeunes, mais aussi auprès d’autres personnes», lâche-t-elle.

Message aux anti-masques

Québec a annoncé le port du masque obligatoire pour les manifestants. Une nouvelle qui n’a pas fait l’affaire des anti-masques qui préparent déjà leur prochain coup d’éclat. 

La Dre Ranger assure être pour la liberté d’expression, mais qu’il faut manifester en respectant les règles.

«La situation est grave, elle est critique, elle a des conséquences pour plein de gens, c’est sérieux. Une manifestation sans respecter la distanciation, sans mettre le masque, ça n’a aucun bon sens», dit-elle.

L’urgentologue, qui a elle-même contracté la COVID ce printemps, dit en avoir marre de devoir confronter ceux qui ne croient toujours pas à la maladie. 

«Au lieu d’essayer de les conscientiser, je pense qu’il faut sévir. Je pense que c’est la seule méthode. De leur faire entendre raison, j’ai perdu espoir», déclare la Dre Ranger.

Elle a malgré tout tenté d’interpeller ceux et celles qui ne voudraient pas écouter les recommandations.

«Il est encore temps d’agir. Si vous m’entendez, c’est un cri du cœur que je vous livre. De grâce, coupez au moins le social, faites le défi 28 jours pour qu’on puisse après ça essayer de rouvrir tranquillement, parce que sinon ça va être des mois, des mois et des mois», martèle-t-elle.

«Les sceptiques demeurent sceptiques. Ils ne sont pas intéressés à avoir d’ouverture. Ce comportement va tous nous nuire. Pensez à vos proches, pensez à votre famille», conclut-elle.

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