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Mauricie: orangée entre deux zones rouges

Amélie St-Yves | TVA Nouvelles

Des propriétaires de restaurants et de bars de la Mauricie se demandent combien de temps la région va pouvoir rester au palier d’alerte orange, à mi-chemin entre les deux zones rouges de Québec et Montréal.

« J’ai eu des téléphones de certains commerçants, pas juste des restaurateurs, pour me demander “Qu’est-ce que je fais ? Est-ce que je mets des indications que les gens de Montréal et de Québec ne peuvent pas venir dans mon commerce ? ” C’est de l’inquiétude, ce n’est pas que ces gens-là n’aiment pas les gens de Montréal ou de Québec », indique l’homme d’affaires Claude Villemure.

Le président de la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières Jean Pellerin consent que l’inquiétude plane, mais précise lui aussi que le milieu est solidaire envers Québec et Montréal.

« C’est évident que la crainte est présente, parce qu’effectivement, on est en plein centre de tout ça », a-t-il dit.

Le propriétaire des bars l’Infidèle et la P’tite Grenouille, Alexandre Brouillette, s’attend à ce que les bars ferment, mais souhaite que le gouvernement les aide à survivre.

« On se doute qu’on va fermer un jour, à voir l’évolution de la pandémie et des cas. C’est juste de savoir quand, d’en profiter d’ici là, et si jamais on se ferme, on se croise les doigts pour avoir de l’aide », a indiqué l’homme d’affaires.

Un orangé qui ne fait pas l’unanimité

Pendant ce temps, les maires de la région étaient encore sous le choc de voir la Mauricie passer brusquement du vert à l’orange.

« Au Centre-du-Québec, on avait plus de cas. Est-ce que ça a été une décision conjointe des deux régions ? Je ne sais pas. Chose certaine : on est à un pas du précipice de la zone rouge », a commenté le maire de Shawinigan Michel Angers.

« Je vais contrôler ce que je peux contrôler. Pis le reste, je vais apprendre à vivre avec », a pour sa part indiqué le maire de Trois-Rivières Jean Lamarche.

De l’autre côté du pont Laviolette, à Nicolet, la mairesse Geneviève Dubois s’est montrée déçue de payer pour des éclosions survenues plus loin.

« Dans la MRC, c’est cinq cas qu’on a. On était restés avec l’impression que le premier ministre avait dit que la crise serait gérée par région, et par sous-région », a-t-elle laissé tomber.