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Sept-Îles : chantier de démantèlement sur l’île Corossol

Alexandre Cantin | TVA Nouvelles

Des travaux de démantèlement sont en cours sur l’île Corossol à Sept-Îles, alors que le ministère des Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada a jugé les installations dangereuses pour le public.

Occupée jusqu’en 1988 par des gardiens de phare, l’île Corossol conserve toujours plusieurs traces d’une époque révolue de l’histoire maritime.

Depuis deux semaines, la maison du premier assistant du gardien de phare, dont des pans de murs entiers avaient disparu au fil des ans, est déconstruite. Un escalier métallique a été démantelé, de même que le quai.

Bien que l’accès à l’île soit restreint, car il s’agit d’un site de nidification d’oiseaux migrateurs, plusieurs citoyens s’y aventurent par curiosité.

Le transport des matériaux s’effectue en hélicoptère et avec beaucoup de précautions, notamment à cause de la présence d’amiante.

Le survol des lieux révèle que plusieurs bâtiments sont usés par le temps. On peut également apercevoir des trous béants sur les toits. Le gouvernement fédéral n’exclut pas la possibilité de déconstruire d’autres bâtiments si la sécurité publique est menacée.

L’annonce de ces travaux cet été a suscité un vent d’intérêt pour l’histoire de l’île Corossol. Certains citoyens espèrent sauvegarder ses bâtiments qui ne sont pas classés patrimoniaux, mais qui ont une valeur historique.

Le Conseil des Innus de Uashat mak Mani-Utenam a été consulté avant le début des travaux, puisque l’île Corossol fait l’objet de revendications territoriales. La Ville de Sept-Îles a entrepris des démarches pour établir un plan d’action en collaboration avec le fédéral et les Innus.

«On a parlé avec les représentants de la communauté innue », souligne le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier. «Ils ont ouvert la porte à des discussions où on va pouvoir parler de conservation et de projets peut-être aussi. Enfin, cette porte est ouverte. Ça fait longtemps qu’on l’attendait. »

Mais à première vue, l’ensemble des bâtiments ne pourront être sauvés, le temps ayant fait son œuvre. Le phare, toutefois, semble pouvoir encore tenir debout quelques décennies.