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Le PLQ demande la démission de la ministre des Affaires autochtones

Charles Lecavalier | Journal de Québec

La cheffe libérale Dominique Anglade a exigé la démission de la ministre des Affaires autochtones, Sylvie D’Amours, une année après le dépôt du rapport de la Commission d’enquête sur les relations entre les autochtones et certains services publics.

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Mme Anglade a fait cette sortie à la suite de la diffusion d’un communiqué de presse où la ministre Sylvie D’Amours se félicitait «de la qualité des échanges» entre les autorités publiques et les représentants autochtones. Elle a blâmé la pandémie pour expliquer les retards.   

«Ce communiqué est une véritable insulte», a tonné Mme Anglade. Elle souligne que parmi les quatre exemples d’actions réalisées par le gouvernement, deux sont des motions adoptées par l’Assemblée nationale il y a un an. «C’est sérieusement rire des gens. Le progrès qui a été fait est inacceptable», a-t-elle dénoncé. 

Bourdes  

Elle critique sévèrement la conduite de la ministre D’Amours, qui a commis des bourdes par le passé. Elle a déjà qualifié des organisations autochtones de «quatrième parti d’opposition».  

«Il est évident que la ministre n’est plus apte à assumer ses fonctions. Rien n’a été fait en un an. [...] Je pense qu’avec ce communiqué, elle a offert sa lettre de démission. Je le dis très franchement, je ne crois pas qu’elle a la confiance du milieu», a souligné Dominique Anglade. 

Il y a un an, le commissaire Jacques Viens dévoilait un volumineux rapport qui concluait que les Autochtones du Québec sont victimes de discrimination systémique. «Que ce soit en matière de santé physique, de santé mentale, de justice, d’espérance de vie, de parentalité, de logement ou encore de revenus, les difficultés vécues par les peuples autochtones du Québec font la démonstration claire de la faillite du système public à répondre à leurs besoins», écrivait-il.  

Racisme à Joliette  

Un an plus tard, peu a été fait. Le décès tragique de Joyce Echaquan au centre hospitalier de Joliette, sous les insultes racistes d’une infirmière, a ravivé la douleur.  

Le grand chef et président de la Nation atikamekw, Constant Awashish, a participé à une manifestation en mémoire de Mme Echaquan mardi.  

«On est indignés, choqués, et remplis de questionnements, a-t-il lancé. Souvent, les gens se plaignent des gestes qu’ils subissent, mais tout ce qu’on peut faire pour eux, c’est de les écouter. Ils n’ont pas de preuves. Avec ce vidéo, plus personne ne peut le nier. Il est temps que François Legault reconnaisse que le racisme systémique existe bel et bien. Maintenant, on veut des actions», a-t-il dit. 

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