/news/currentevents

Des bonbons contenant de la drogue circulent au Lac-Saint-Jean

Dominique Lelièvre | Journal de Québec

Les stupéfiants saisis à Roberval lors d'une intervention auprès d'une adolescente ressemblent peuvent être confondus avec des sucreries des distributeurs de marque PEZ.

Photo courtoisie Sûreté du Québec

Les stupéfiants saisis à Roberval lors d'une intervention auprès d'une adolescente ressemblent peuvent être confondus avec des sucreries des distributeurs de marque PEZ.

Des stupéfiants qui ressemblent à s’y méprendre à des friandises circulent au Lac-Saint-Jean, prévient la Sureté du Québec.

Dans un communiqué, mercredi, le service de police met en garde la population après être intervenu auprès d’une adolescence de Roberval qui avait en sa possession ces comprimés colorés.

Ceux-ci ont l’apparence et la forme rectangulaire des bonbons que l’on retrouve dans les distributeurs de friandises surmontés de figurines de marque «PEZ».

Or, les bonbons factices qu’avait en sa possession l’adolescente contenaient en fait de l’etizolam, selon une expertise menée par Santé Canada.

L’etizolam est une substance utilisée dans certains pays pour traiter l’anxiété et l’insomnie, qui n’est toutefois pas approuvée au Canada ni aux États-Unis.

«La Sûreté du Québec appelle donc à la vigilance et à l’importance de bien vérifier la provenance des friandises, notamment auprès de jeunes enfants», a fait savoir la SQ.

Dans un reportage, il y a deux semaines, Le Journal révélait que de faux bonbons avec la même apparence, celle des sucreries «PEZ», ont coûté la vie à un homme de 19 ans de Saint-Jean-sur-Richelieu, en plus de terrasser une jeune femme de 21 ans dans les Laurentides.

Cette dernière, Alyssa Goudreau, s’est retrouvée à l’hôpital dans un état végétatif, branchée à un respirateur artificiel.

D’après les résultats d’analyse médicale divulgués à sa mère, elle aurait ingéré au moins deux comprimés qui, dans son cas, contenaient une substance s’apparentant au Xanax, un médicament de la famille des benzodiazépines, et de la méthamphétamine.

La contrefaçon de bonbons «PEZ» toucherait plusieurs régions du Québec, particulièrement cette année, selon Éric Langlois, conseiller scientifique à l’Institut national de santé publique du Québec.

Ces faux bonbons contiennent généralement de l’étizolam, selon les experts consultés par Le Journal dans le cadre de ce reportage.

Dans la même catégorie