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Greffe de sang de cordon: une première mondiale à Montréal

Agence QMI

Chirurgie

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Un jeune homme de la région de Montréal qui était atteint d’une anémie aplasique sévère a été guéri après avoir obtenu une greffe de sang de cordon amplifié avec la molécule UM171, une première mondiale qui s’est déroulée à Montréal. 

Le malade ne répondait pas aux traitements connus. Or, sa maladie auto-immunitaire anéantissait les cellules souches de la moelle osseuse, en plus de provoquer un arrêt de la production des globules rouges, des globules blancs et des plaquettes, a indiqué le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, mercredi.

La greffe de sang de cordon amplifié avec la molécule UM171 s’est déroulée, il y a deux ans et demi à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. Le patient, qui avait 29 ans à l’époque, «est complètement guéri et va très bien», a indiqué le service des communications du CIUSSS.

«C’est après avoir épuisé toutes nos options de traitements que la molécule UM171, qui avait déjà fait ses preuves lors d'un essai clinique chez des patients atteints de cancers du sang, est entrée en jeu», a indiqué par communiqué le Dr Jean Roy, hématologue et chercheur clinicien à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (HMR).

Cette première mondiale, dont les résultats ont été publiés récemment dans l’«European Journal of Haematology», est associée à une découverte faite par des chercheurs de l’Institut d’hémato-oncologie et de thérapie cellulaire (iHOTC) de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

«En plus de permettre d’augmenter en moyenne par 35 fois le nombre de cellules souches dans une unité de sang de cordon ombilical, [la molécule UM171] diminue énormément le risque d’une complication immunologique fréquente à long terme (maladie du greffon contre l’hôte), laquelle requiert la prise de médicaments immunosuppresseurs toxiques pendant plusieurs années», a expliqué le Dr Roy, qui est aussi professeur titulaire à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal.

Selon l’Institut, des études de cas ont jusqu’ici confirmé les performances de la molécule UM171 et une autre est en cours.

«L’histoire de ce jeune homme et les autres études avec UM171 prouvent clairement comment la recherche clinique innovatrice, mise en place par des investigateurs locaux, permet de créer une culture d'excellence et d'améliorer les soins pour sauver plus de vies», a dit de son côté le Dr Denis Claude Roy, directeur de l’iHOTC.

L’iHOTC est associée au CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal et à l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie, affiliés à l’Université de Montréal.