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Le CHUM est prêt, mais inquiet pour la deuxième vague

TVA Nouvelles

Le Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) est prêt à affronter la deuxième vague. Les équipes de soins craignent toutefois les effets négatifs du nouveau coronavirus qui les placent maintenant en zone rouge.

De mars à fin septembre, le CHUM a comptabilisé 460 hospitalisations, dont 106 aux soins intensifs, de patients atteints de la COVID-19.

Du côté de l’Hôtel-Dieu, où on avait accueilli des aînés qui ne pouvaient retourner en CHSLD, on dénombre 222 hospitalisations, dont 121 cas de COVID-19.

Mercredi, le CHUM ne comptait que 5 cas confirmés et une douzaine de cas suspectés en attente de confirmation.

La crise du printemps dernier a causé d’importants retards. Au printemps, on comptait 7500 patients en attente de chirurgie et maintenant 8500. Toutefois, ce nombre pourrait être en réalité beaucoup plus élevé. 

«Il y a plein de patients qui n’ont pas été diagnostiqués, des patients qui n’ont pas encore vu leur médecin, leur infirmière, les gens qui vont les aider à trouver un diagnostic pour avoir leur solution. L’ampleur de ce qui reste à faire est beaucoup plus grande que ce qu’on a fait», explique le Dr Patrick Harris, chef du département de chirurgie. 

Pendant l’été, 541 interventions supplémentaires ont été effectuées, mais on estime que cela pourrait prendre 10 mois avant d’être en mesure de rattraper les retards.

Le personnel médical craint aussi les effets de la transmission communautaire et que le virus affecte les soignants. 

Le CHUM doit engager quelque 400 infirmières cette année, mais ces embauches pourraient être compromises selon les développement de la crise.