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Mort de Joyce Echaquan : d’autres membres du personnel sous enquête

TVA Nouvelles

Le traitement réservé à Joyce Echaquan, cette mère de famille autochtone morte à l’Hôpital de Joliette, peu après que le personnel sur place l’a traité avec mépris tout en l’insultant, a provoqué une onde de choc et d’indignation partout au Québec.

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Lundi, la femme hospitalisée à Joliette, et en proie à de vives douleurs, a diffusé une vidéo en direct sur Facebook, montrant à ses proches ce à quoi elle était confrontée.

Propos discriminatoires, racistes et d’une rare violence, c’est le traitement auquel a eu droit la femme, mère de sept enfants. 

Écoutez la chronique Crime et Société de Félix Séguin, journaliste au Bureau d’enquête de Québecor, sur QUB radio :

«Esti d’épaisse de tabarnouche... C’est mieux mort ça. As-tu fini de niaiser... câlisse? T’es épaisse en câlisse», murmuraient deux membres du personnel de l’hôpital de Joliette.

courtoisie

«T’as fait des mauvais choix ma belle. Qu’est-ce qui penseraient tes enfants de te voir comme ça? Pense à eux autres un peu... C’est meilleur pour fourrer qu’autre chose, pis on paie pour ça. Qui tu penses qui paie pour ça?»

Mardi, le premier ministre François Legault a révélé qu’une infirmière qui a tenu des propos racistes à l’endroit de la femme a été renvoyée, mais qu’en est-il des autres membres du personnel qui auraient pu être impliqués?

Le premier ministre François Legault rencontrera également vendredi Ghislain Picard, le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador pour parler de racisme et de la mort de Mme Echaquan.

En entrevue avec la journaliste Marie-Anne Lapierre de TVA Nouvelles, Daniel Castonguay, le président-directeur général du CISSS de Lanaudière, a dit vouloir faire toute la lumière sur ce grave incident. 

«Les rencontres sont en cours, et les décisions se prendront dans les prochaines heures ou prochains jours par rapport aux autres membres du personnel qui étaient impliqués dans les soins directs à Mme Echaquan», a indiqué le PDG. 

Il soutient également qu’une enquête concernant les soins médicaux prodigués à la mère de famille a également été déclenchée. 

«On a une enquête clinique qui est en cours pour savoir si tout ce qu’on a fait, cliniquement, on fait les bonnes pratiques, et en temps opportun. Pour l’instant on croit que oui, mais c’est important de faire une enquête bien approfondie pour s’assurer que Mme Echaquan a eu tous les soins qu’elle devait avoir au niveau clinique», a-t-il précisé. 

Mardi, l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec a offert ses «plus sincères condoléances» à la famille, ajoutant qu’il «déplore qu’un professionnel de la santé ait eu un tel comportement». «C’est inacceptable», a fait savoir l’Ordre. 

Mardi soir, une foule d'environ 400 personnes a marché jusqu’au Centre hospitalier de Joliette pour y tenir une veillée aux chandelles en mémoire de la femme de 37 ans. 

Justice pour Joyce», «Non au racisme», ont scandé les personnes présentes. 

Le grand chef et président de la Nation Atikamekw, Constant Awashish, était parmi eux.

«On est indigné, choqué, et rempli de questionnements, a t-il lancé. Souvent, les gens se plaignent des gestes qu'ils subissent, mais tout ce qu'on peut faire pour eux, c'est de les écouter. Ils n'ont pas de preuves. Avec ce vidéo, plus personne ne peut le nier. Il est temps que François Legault reconnaisse que le racisme systémique existe bel et bien. Maintenant, on veut des actions!»

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