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O'Toole taille en pièces le discours du Trône

Émilie Bergeron | Agence QMI

Le chef conservateur Erin O’Toole a fustigé la réponse du gouvernement de Justin Trudeau à la crise de la COVID-19, mercredi, durant son premier discours en Chambre depuis qu’il est devenu leader de l’Opposition officielle.

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«Les libéraux ont établi la plupart de leurs programmes lentement et de façon inadéquate», a-t-il dit durant sa réplique formelle au discours du Trône présenté la semaine dernière.

Il a martelé que le Canada n’était pas prêt à faire face à la pandémie, au printemps dernier, reprochant aux libéraux de ne pas être intervenus plus vite face à la crise sanitaire qui se manifestait ailleurs dans le monde dès décembre.

«Au Québec, on sait que le gouvernement fédéral n’a pas été à la hauteur de son rôle. Présenter une PCU avant un programme de subvention salariale, cela a mis des jobs en danger», a-t-il ajouté.

Il a fait valoir qu’Ottawa devrait s’inspirer d’interventions d’autres pays qui ont été plus efficaces pour contrer la crise sanitaire, citant en exemple la Nouvelle-Zélande, le Vietnam et l’Australie.

M. O’Toole a promis, comme leader conservateur d’un «gouvernement en attente», de défendre un plan plus concret pour stimuler le marché de l’emploi et comportant moins de «hashtags» que le discours du Trône.

«En temps de crise et d’incertitude, ce n’est pas le moment de faire des expérimentations sociales comme celles annoncées dans le discours du Trône, a-t-il lancé. C’est comme si juste assurer de bonnes jobs pour les familles canadiennes n’était pas assez "glamour" pour [Justin Trudeau]».

Le chef conservateur a réitéré qu’il avait l’intention d’accéder à la demande des premiers ministres des provinces et des territoires de hausser les transferts en santé de manière «stable, prévisible et sans condition».

Il a encore une fois accusé le gouvernement Trudeau de semer la division d’est en ouest du Canada, en plus de compromettre la relance économique avec d'imposants déficits.