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Pas de pénurie à prévoir

Diane Tremblay | Journal de Québec

Au Walmart Lebourgneuf (photo), les tablettes étaient bien garnies de papier de toilette hier.

Photo Diane Tremblay

Au Walmart Lebourgneuf (photo), les tablettes étaient bien garnies de papier de toilette hier.

Malgré la deuxième vague de la COVID-19, il n’y a pas de pénurie à craindre pour les produits d’hygiène comme le papier de toilette et le papier essuie-tout, assurent les manufacturiers et détaillants. 

« Il y a amplement de capacité de production chez les grands producteurs pour répondre à la demande des consommateurs », a affirmé Hugo D’Amours, vice-président, communications et affaires publiques chez Cascades. 

Comme dans les derniers jours, il peut arriver qu’il y ait des ruptures de stock temporaires lorsqu’il y a une augmentation très rapide de la demande, mais, selon M. D’Amours, il y a moyen de prévenir ces situations. 

« Il faut que le consommateur consomme le plus normalement possible. Il faut que les médias évitent de véhiculer le message sur une pénurie potentielle comme au printemps dernier. Cela a envoyé le message aux gens qu’ils devaient stocker des produits, alors que dans les faits, il y a assez de capacité manufacturière pour répondre à la demande », a-t-il assuré.

« Si les consommateurs décident d’acheter cinq ou six fois la quantité normale, il se peut qu’il n’y ait pas les quantités en magasin pour remplir les tablettes. Parfois, c’est le temps qui manque pour remplir les tablettes. Parfois, c’est une question de gestion des entrepôts. Parfois, c’est la disponibilité des transports. C’est là que ça peut amener des délais dans la chaîne qui sont temporaires. »

Approvisionnement

Geneviève Grégoire, chef des communications chez Metro, abonde dans le même sens. 

« Il n’y a pas de pénurie. Nous avons une chaîne d’approvisionnement solide. C’est un bon moment pour dire aux gens d’acheter ce dont ils ont besoin parce que c’est sûr que quand on fait des provisions, ça peut contribuer à faire descendre les tablettes plus vite qu’on peut les remplir », a-t-elle affirmé.

Le lock-out à l’entrepôt de Varennes n’a pas d’incidence sur le niveau des inventaires plus bas dans les supermarchés puisque le conflit ne concerne que les pharmacies Jean-Coutu, a-t-elle ajouté.

La situation est différente dans le marché dans des restaurants, des services alimentaires et des hôtels, où la demande de produits d’hygiène a enregistré une baisse de 40 % globalement. Cette diminution a amené récemment Cascades à faire 130 mises à pied temporaires à son usine de Lachute.