/news/politics

Tests au privé: le président d’un laboratoire défend son rôle

Vincent Larin | Agence QMI

Virus Outbreak Britain Vaccine

Photo Associated Press

Le président d’une entreprise qui offre des tests de COVID-19 avec résultat en 24 h pour 215 $ défend le rôle du privé dans la lutte au virus, alors que Québec solidaire propose au gouvernement de réquisitionner ses ressources.

• À lire aussi: Québec solidaire propose de réquisitionner les laboratoires privés

Mercredi, le parti d’opposition a suggéré au gouvernement d’utiliser la loi sur l’état d’urgence sanitaire présentement en vigueur afin de s’approprier les capacités de tests de certains laboratoires privés de la province.

«Il n'est pas question que tout le monde, dans la société, fasse des sacrifices, sauf les laboratoires privés de santé, puis qu'eux autres aient le droit de vendre à des riches des tests plus vite», s’est insurgé le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois.

Or, selon le président du laboratoire Medfuture, Mario Tremblay, une telle mesure serait contre-productive puisqu’il estime offrir des services complémentaires à ceux du gouvernement. Il défend également le travail de ses employés.

«C’est comme de nous dire qu’on ne sert pas la cause, a-t-il dit. Notre personnel, en bon français, a de la broue dans le toupet et nos infirmières sont au front et travaillent aussi fort que dans le public.»

En partenariat avec des laboratoires privés, Medfuture teste quotidiennement des centaines d’individus pour la COVID-19 grâce à des cliniques mobiles et un service à l’auto à Mirabel. Il en coûte 215 $ pour obtenir un test COVID-19, 185 $ pour un test sérologique et 400 $ pour le combo.

Ses principaux clients: des entreprises qui souhaitent reprendre rapidement leurs activités et des voyageurs pressés d’obtenir un «passeport COVID» et qui ne répondent pas aux critères du gouvernement pour se faire tester.

«Les clients veulent un test rapide, des résultats rapides pour pouvoir prendre l’avion dans les 48 heures, a expliqué Mario Tremblay. Donc il faut être organisé pour livrer la marchandise d’une manière très efficace. [Mais] les voyageurs, le gouvernement ne paie pas ça.»

Qui plus est, une fois les tests salivaires autorisés par Santé Canada, Mario Tremblay estime à 10 000 le nombre d’échantillons qui pourra être évalué tous les jours par ses laboratoires grâce à des envois postaux.

«Du moment qu’on a des tests autorisés, on peut se mettre à opérer dans les 48 heures. [...] Il faudra peut-être engager un peu plus de personnel, mais on les capacités physiques de faire ce volume-là», a-t-il dit en ajoutant qu’il y avait le potentiel de tester beaucoup de personnes ainsi.