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Trudeau annonce un plan de croissance de 10 milliards $ en matière d'infrastructures

Émilie Bergeron | Agence QMI

Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé, jeudi, un plan de 10 milliards $ sur trois ans pour stimuler l’emploi par le biais de la Banque de l'infrastructure du Canada.

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«Ce plan de croissance [...] permettra d’investir dans plusieurs secteurs incluant l’énergie propre, les autobus zéro émission, la rénovation écoénergétique, l’internet haute vitesse et l’infrastructure d’irrigation pour les agriculteurs», a dit le chef libéral en conférence de presse, à Ottawa, en compagnie de sa ministre de l'Infrastructure, Catherine McKenna, et du président de la Banque de l’infrastructure du Canada, Michael Sabia.

Ottawa estime que l’investissement mis de l’avant permettra de créer environ 60 000 emplois un peu partout au pays.

Les fonds annoncés jeudi s’inscrivent dans des investissements de 35 milliards $ déjà prévus depuis longtemps.

«Les infrastructures, c’est l’épine dorsale de notre économie», a déclaré M. Sabia en soutenant que la feuille de route de la Banque de l’infrastructure est bien ficelée et livrera la marchandise.

«Ce n’est pas un plan d’espoir», a-t-il ajouté en assurant que son équipe s’activerait le plus rapidement possible, mais «avec prudence et rigueur», pour que des projets concrets voient le jour.

Parmi le plan de croissance, on prévoit 2,5 milliards $ pour des projets relatifs aux énergies propres et 1,5 milliard $ dans des initiatives d’irrigation agricole.

Les partis d’opposition n’ont pas tardé à tailler en pièces l’annonce gouvernementale de jeudi, qualifiant la Banque de l’infrastructure de véhicule inefficace.

«Ce que nous voyons aujourd’hui n’est qu’une autre annonce répétée des libéraux, a tranché le chef conservateur Erin O’Toole. Tout cela alors que les Canadiens luttent, que 90 % des petites entreprises n’ont pas accès aux programmes gouvernementaux et que nous entrons dans la deuxième vague de la pandémie.»

Les néo-démocrates ont soutenu que la Banque de l’infrastructure est un «mauvais outil» qui sert essentiellement à récompenser les amis des libéraux du milieu des affaires.

Le député bloquiste Xavier Barsalou-Duval a de son côté déploré que les libéraux n’aient pas encore acquiescé à la demande des premiers ministres provinciaux d'investir 100 milliards $ sur 10 ans en infrastructures.

Quelle aide pour les entreprises dans la zone rouge? 

Par ailleurs, les partis d’opposition ont pressé les libéraux d’annoncer de nouvelles mesures d’aide pour les entreprises qui doivent de nouveau fermer leurs portes en raison de la deuxième vague de COVID-19, comme celles qui sont tombées en zone rouge, au Québec.

«On est en train de mettre au point un plan qui va refléter les réalités régionales», a dit M. Trudeau en rappelant qu'Ottawa a prolongé la subvention salariale.

Les libéraux s’apprêtent à annoncer des mesures pour donner suite au programme d’aide pour les loyers commerciaux, qui a été vertement critiqué parce qu’il ne prévoyait pas des versements directs aux propriétaires d’entreprises.

La députée libérale de Brossard, Alexandra Mendès, a indiqué en mêlée de presse que cet élément a été soulevé par plusieurs membres du caucus.