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13 ans et demi de pénitencier pour un prédateur sexuel

Jean-François Desbiens | TVA Nouvelles

Le prédateur sexuel Pascal Montembeault a été condamné jeudi à 13 ans et demi de pénitencier, au palais de justice de Sherbrooke.

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L'homme de 40 ans avait reconnu avoir fait 103 victimes, majoritairement des adolescentes âgées de 11 à 17 ans. Se faisant passer pour un adolescent de 17 ans, il entrait en contact avec ses victimes sur les réseaux sociaux pour gagner un leur confiance et ultimement avoir des conversations à connotation sexuelle et leur soutirer des photos sexuellement explicites.

Il a plaidé coupable à 163 chefs d'accusation de leurre informatique, avoir rendu accessible du matériel sexuellement explicite, incitation à des contacts sexuels, production et possession de pornographie juvénile.

Montembeault n'a pas uniquement commis ses crimes derrière son écran. En août 2017, il a fait le trajet de Trois-Rivières jusqu'à Sherbrooke pour faire la rencontre en personne d'une adolescente de 14 ans qu'il a agressée dans un parc. Ce sont ces événements qui ont conduit à son arrestation.

La jeune femme aujourd'hui âgée de 17ans dit s'être fait voler son adolescence par le pédophile. Au-delà de ces blessures physiques, ses gestes ont eu des conséquences psychologiques importantes.

«Choc post-traumatique, troubles alimentaires, pensées suicidaires et troubles d'anxiété» ne sont que quelques-unes des séquelles qu'elle en garde.

«Pendant trois années, vous avez leurré une centaine de jeunes filles sous de fausses identités», a souligné la juge Claire Desgens de la Cour du Québec.

«Vos victimes vivent avec le sentiment d'avoir été bernées, mais surtout blessées dans leur coeur, leur âme et leur intimité. Elles devront supporter l'anéantissement de leur estime de soi», a renchéri la juge.

Comme Pascal Montembeault est détenu depuis son arrestation, il faut retrancher 56 mois de détention préventive à la peine imposée. Il lui reste donc à ce jour, huit ans et dix mois d'emprisonnement à purger.

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