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Aide aux restos et bars: la communauté d’affaires se réjouit

Agence QMI

Les milieux d’affaires ont salué les mesures annoncées par Québec jeudi pour dédommager les propriétaires de restaurants et de bars dans les zones rouges.

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«Je tiens à féliciter le premier ministre, François Legault, le ministre de l'Économie et de l'Innovation, Pierre Fitzgibbon, ainsi que le ministre des Finances, Éric Girard, d'avoir entendu la détresse des restaurateurs et des propriétaires de bar et d'avoir élaboré une réponse immédiate», a réagi par communiqué Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

M. Leblanc réclamait qu’on élimine les frais fixes pour les restaurateurs et les tenanciers de bars pour les 28 jours de ce reconfinement partiel. Finalement, Québec a opté pour un prêt couvrant les frais fixes, mais 80 % de ce montant n’aura pas à être remboursé, jusqu’à concurrence de 15 000 $, ce qui satisfait Michel Leblanc.

L’Association Restauration Québec (ARQ) estime pour sa part que le plan du gouvernement Legault n’est pas parfait, mais salue quand même l’initiative.

L’ARQ entend toutefois continuer de militer pour une bonification des programmes d’aide, notamment pour les restaurateurs qui ne sont pas en zone rouge, mais qui doivent quand même faire face à des difficultés à cause de la pandémie.

À la Fédération canadienne des entreprises indépendantes (FCEI), on appelle Québec à soutenir financièrement également les entreprises qui dépendent des bars et des restaurants à Québec et dans le Grand Montréal, les fournisseurs entre autres.

Reste que, malgré cette réserve, la FCEI a accueilli elle aussi avec optimisme l’annonce de jeudi.

«Le programme présenté est sans doute l’un des plus généreux annoncé par une province canadienne pour ces PME en situation de confinement», a souligné François Vincent, vice-président pour le Québec de la FCEI.

La Fédération appelle maintenant les consommateurs à faire leur part pour aider les restaurateurs qui ont dû fermer leur salle à manger, mais dont les cuisines restent ouvertes pour le «à emporter».

«Nous ne sommes pas à la veille de sortir de cette crise, c’est pourquoi nos actions individuelles et collectives peuvent faire une réelle différence», a ajouté M. Vincent.

Vente d’alcool 

Même si plusieurs restaurants peuvent continuer de survivre grâce aux commandes et aux livraisons, il leur est toujours impossible de vendre de l’alcool avec leurs repas.

Le projet de loi 61, qui visait d’abord à accélérer les projets d’infrastructure, prévoyait des assouplissements à la règlementation sur les produits alcoolisés afin d’accommoder les restaurateurs dans cette situation.

Rejeté par les oppositions, le projet de loi 61 a depuis été remplacé par une autre pièce législative, qui ne fait pas mention de la vente d’alcool.

La Fédération des chambres de commerce du Québec a demandé jeudi au gouvernement de revenir à la charge pour donner un coup de pouce aux restaurants en zone rouge.

Autrement, la fédération est elle aussi heureuse de l’annonce faite jeudi.