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«J'en ai fait plus en deux ans que 15 ans de Parti libéral», dit Sylvie D’Amours

Vincent Larin | Agence QMI

Sur la sellette, la ministre responsable des Affaires autochtones, Sylvie D’Amours, soutient qu’elle a fait plus pour les Premières Nations en deux ans que le précédent gouvernement libéral en 15 ans.

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«Je veux vous rassurer, j'en ai fait plus en deux ans que 15 ans de Parti libéral. Puis il faudrait qu'il prenne un petit 5 à 7 avec son père pour vérifier ce que je dis», a répondu la ministre à une question de son vis-à-vis de l’opposition libérale, Gregory Kelley. Ce dernier est le fils du prédécesseur de Mme D’Amours, l'ex-ministre libéral Greg Kelley, responsable des Affaires autochtones de 2014 à 2018.

Qu’a fait le gouvernement depuis 2018 pour régler les enjeux au Centre hospitalier de Lanaudière, venait de demander Gregory Kelley au Salon bleu, quelques jours après qu’une femme atikamekw, Joyce Echaquan, y soit décédée après avoir été victime de propos racistes.

Le Parti libéral du Québec demande depuis mercredi la démission de la ministre D’Amours relativement à ces événements.

Jeudi, le premier ministre, François Legault, s’est porté à sa défense. Il a entre autres énuméré toutes les actions prises par son gouvernement dans le dossier des Affaires autochtones depuis son arrivée au pouvoir en octobre 2018.

Le gouvernement a mis de côté 200 millions $ dans son dernier budget pour prendre des actions dans ce dossier, a-t-il rappelé. Mais certaines communautés autochtones refusent de rencontrer la ministre Sylvie D’Amours et aimeraient plutôt faire affaire directement avec lui.

«Je pense, tout le monde va comprendre que je ne peux pas commencer à entreprendre des ententes moi-même avec 54 communautés, mais le 200 millions, il est disponible pour ajouter des services», a-t-il expliqué par la suite.

Or, le gouvernement doit agir au plus vite pour rassurer les communautés autochtones, dont certains membres craignent de se faire soigner dans les hôpitaux de la province, a fait valoir la députée du Parti québécois Véronique Hivon.

La mise en place rapidement de certaines recommandations du rapport Viens, dont c’était le premier anniversaire du dépôt mercredi, y compris la «sécurisation culturelle» des communautés autochtones, pourrait être un premier pas, a-t-elle suggéré en point de presse.

De son côté, la co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, a pressé François Legault de s’entendre «dans les meilleurs délais» avec les différentes communautés sur les définitions incluses dans la déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

«Pour le moment, ils ne s’entendent pas sur les mots. La déclaration parle de consentement libre et éclairé [alors que] le premier ministre parle de droit de véto», a-t-elle donné en exemple.

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