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Le cas de l'hôpital de Joliette sera priorisé, dit la ministre D'Amours

TVA Nouvelles

La ministre des Affaires autochtones du Québec s’est engagée jeudi à prioriser le dossier du racisme à l’hôpital de Joliette, qui avait fait l’objet de deux appels à l’action à l’intérieur du rapport de la commission Viens, déposé il y a un an.

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Critiquée par les oppositions à Québec, qui lui reprochent un manque d’engagement auprès des Premières Nations, la ministre Sylvie D’Amours s’est défendue en entrevue avec Mario Dumont, sur les ondes de LCN.

«Depuis que j’ai été nommée, on est en constante collaboration avec toutes les communautés et il y a eu des avancées dans plusieurs dossiers», a-t-elle affirmé.

Après le dépôt du rapport Viens, la ministre a eu deux rencontres avec les représentants autochtones afin de mettre sur pied un comité administratif qui permettrait de prioriser les recommandations sur lesquelles travailler. À la lumière du décès tragique de Joyce Echaquan à l’hôpital de Joliette, les recommandations qui concernaient le racisme vécu dans cet établissement de santé seront dès maintenant sur la table de travail de la ministre.

«Même si on a dit aux chefs autochtones qu’on ne ferait pas de priorisation sans leur accord, je pense que cette fois-ci, les chefs vont comprendre [...] que je ne peux pas attendre d’avoir leur aval, dit la ministre. Je pense qu’avec ce qui s’est produit, ils ne m’en voudront pas de travailler sur ces deux appels à l’action.»

«Marquée au fer rouge»    

Plusieurs voix autochtones se sont levées au cours des derniers jours afin que le décès de Joyce Echaquan soit l’électrochoc nécessaire afin de faire bouger les choses au Québec, un peu comme l’a été le décès de George Floyd aux États-Unis.

Mme D’amours dit comprendre et vivre la colère des Premières Nations.

«Ça m’a marqué au fer rouge parce que c’est inadmissible au Québec qu’on puisse encore avoir des situations comme celle que Mme Echaquan a subie», regrette-t-elle.

Les oppositions critiquent toutefois la ministre pour l’inaction de son gouvernement en matière de relations avec les peuples autochtones depuis le dépôt du rapport Viens. La cheffe libérale Dominique Anglade a même exigé la démission de la ministre D’Amours.

«Je pense que c’est de la petite politique et je lui laisse cette façon de faire», a répété la ministre en entrevue jeudi.

À l’Assemblée nationale, elle en a rajouté, en affirmant qu’elle en avait fait plus pour les Premières Nations en deux ans que le précédent gouvernement libéral en 15 ans.

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