/news/society

Vivre une grossesse et un cancer en même temps

TVA Nouvelles

Des femmes ont appris en pleine pandémie qu’elles étaient enceintes, mais également atteintes d’un cancer. Elles ont dû faire face à un dilemme déchirant et particulièrement complexe.

Ce sont 5% des femmes ayant un cancer du sein et qui sont enceintes ou qui viennent de donner naissance qui sont référées au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM).

«À 19 semaines, j’ai su que jamais un cancer du sein qui était agressif. À ce moment-là, on ne savait pas si on pouvait garder le bébé, si on pouvait aller plus loin», raconte Victoria Cristofaro, 

«C’est de l’inconnu, c’est de ne pas savoir si à un certain point mon bébé aussi allait survivre à ça, si en plein milieu il faudrait arrêter la grossesse», témoigne Mélissa Thibault.

Victoria a dû subir des traitements de chimiothérapie et devra encore recevoir des traitements de radiothérapie. Elle a heureusement pu donner naissance le 1er juin dernier à un petit garçon, mais a dû subir une mastectomie partielle, 15 jours plus tard.

«Il est né à 4,7 livres. C'est un super beau bébé, pour un bébé chimio. Puis, il est pleinement en santé. On a été hospitalisés trois semaines avec lui, aussi, parce qu'il n'était pas capable de boire. C'est la seule chose qui était négative», ajoute la mère qui doit encore suivre quelques traitements. 

Mélissa a quant à elle subi une mastectomie, mais n’aura pas besoin de suivre de traitements. Elle subira une reconstruction mammaire après son accouchement prévu en mars. 

«C'est un gros poids qui tombe de sur mes épaules. Je vais pouvoir continuer ma grossesse de belle façon», affirme la future maman. 

«C’est sécuritaire pendant le deuxième et le troisième trimestre chez la patiente qui a un cancer du sein et qui nécessite une chimiothérapie, pour certaines sortes de molécules», explique le Dr Rami Younan, chirurgien oncologue au CHUM.

La chimiothérapie ne peut toutefois pas être administrée lors du premier trimestre d’une grossesse. Cela représente un trop grand risque pour le fœtus. 

Les patientes sont également suivies par une équipe spécialisée qui comprend des médecins, des psychologues et des comités éthiques. 

Ces spécialistes viennent en aide à ces femmes, particulièrement chez celles qui doivent interrompre leur grossesse pour suivre leurs traitements.

Le CHUM tiendra la Soirée Bravoure 2020 le 14 octobre. Cette édition virtuelle sera coanimée par Marie-Claude Barrette et le Dr Joseph Bou-Merhi.