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Décès de Joyce Echaquan: Québec annonce une enquête publique du coroner

TVA Nouvelles

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a annoncé samedi la tenue d'une «enquête publique afin d'éclaircir les causes et les circonstances» du décès de Joyce Echaquan, cette femme de Manawan décédée dans des conditions tragiques.

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Mme Guilbault a précisé qu’elle avait demandé au Bureau du coroner d’ordonner une telle enquête ajoutant ceci: «Nous devons tout faire pour éviter que de tels drames se reproduisent».

Joyce Echaquan est morte lundi au Centre hospitalier De Lanaudière, dans la région de Joliette, après avoir publié une vidéo en direct montrant des professionnelles de la santé la maltraiter et prononcer des propos racistes à son égard.

Le décès de cette femme attikamek a créé une onde de choc partout au Québec. À plusieurs reprises depuis lundi, le premier ministre François Legault a dit que cet événement était «totalement inacceptable». Il avait annoncé dès mardi qu’une infirmière qui a tenu des propos racistes avait été renvoyée. Depuis, une préposée aux bénéficiaires a aussi été congédiée.

Vendredi, Carol Dubé, qui partageait la vie de Joyce Echaquan depuis 21 ans, a tenu à prendre la parole publiquement.

«Ma conjointe a vécu ses derniers jours dans l’agonie entourée de gens méprisants, a-t-il confié. Les derniers mots qu’elle a entendus avant de mourir, de ceux qui étaient supposés la protéger: des insultes, l’humiliation.»

Au cours de la même conférence, l’avocat de la famille et de la communauté a annoncé qu’un recours en dommages et intérêts sera intenté contre le Centre hospitalier régional de Lanaudière et les membres du personnel impliqués.

Il a aussi annoncé le dépôt d’une plainte aux autorités policières et à la Commission des droits de la personne.

L’avocat Jean-François Bertrand avait aussi réclamé la tenue d’une enquête publique sur le traitement réservé aux membres de la communauté autochtone à cet hôpital.