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PCU: un moratoire réclamé sur le remboursement

Une coalition des groupes de lutte à la pauvreté réclame un moratoire du gouvernement du Québec sur le remboursement des dettes liées à la Prestation canadienne d’urgence (PCU) pour les assistés sociaux qui auraient reçu cette nouvelle aide «indûment», selon les critères de l’Agence de Revenu du Canada. 

«Dès le départ, les règles entourant l'attribution de cette prestation aux prestataires d'aide financière de dernier recours n'ont pas été clairement établies. Il existe ainsi une multitude de situations où ces personnes ont pu obtenir la PCU sans y avoir droit», a rappelé Serge Petitclerc, du Collectif pour un Québec sans pauvreté.

Effectivement, les personnes recevant de l’aide sociale qui ont touché à la PCU pourraient, dans un certain nombre de cas, voir leur aide mensuelle réduire temporairement. Certains pourraient devoir rembourser à la fois les gouvernements provincial et fédéral, a expliqué la coalition.

«Le cœur du problème, c'est que les prestataires d'aide financière de dernier recours qui ont perçu la PCU sans y avoir droit (et à qui l'ARC exigera un remboursement) voient déjà leur maigre prestation amputée d'un montant important», a expliqué la coalition.

Le gouvernement du Canada devrait commencer cet hiver son enquête sur la validité des demandes.

À Québec, le ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale a annoncé qu'il n'y aurait pas de procédures de recouvrement si les prestataires de la PCU apportaient la preuve du remboursement de la PCU à l'ARC ou d'une entente de remboursement des sommes perçues moins de 90 jours après le premier versement de la PCU.

Considérant l’opacité des règles, le regroupement estime qu’un moratoire sur les remboursements serait de mise «tant que le gouvernement du Canada n'aura pas dévoilé un plan clair pour traiter [les] dossiers [des prestataires d’aide financière]».