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Le Royaume-Uni trouve des failles chez Huawei, le Canada muet

Agence QMI

Citant une enquête toujours en cours, le Canada refuse de dévoiler s'il est parvenu à découvrir les mêmes failles de sécurité dans des équipements de Huawei que celles identifiées par le Royaume-Uni dans un rapport publié à la fin septembre.

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Dans son rapport annuel, le Conseil de la sécurité nationale du Royaume-Uni soutient que le géant des télécommunications chinois a réalisé «peu de progrès» pour régler des problèmes de sécurité déjà identifiés au cours de l'année précédente.

«Tel que souligné dans de précédents rapports, le travail du Centre d'évaluation de la cybersécurité de Huawei continue d'identifier des problèmes préoccupants dans les techniques de développement de logiciels d'Huawei qui génèrent des risques significatifs pour les opérateurs de réseau du Royaume-Uni», ont souligné les auteurs du rapport.

Le bureau chargé d'évaluer le matériel de Huawei s'est même dit incapable de fournir d'assurance que le matériel de Huawei est bel et bien sécuritaire en matière de cybersécurité.

Sollicité par le «Globe and Mail», le Centre de la sécurité des télécommunications du Canada (CSTC) a confirmé tenir lui aussi une enquête sur les équipements de Huawei. Le Centre a cependant refusé de fournir la moindre information sur l'avancée de cette enquête au média torontois.

Un ancien dirigeant du CSTC, John Adams, a toutefois confié au «Globe» qu'à son avis, il serait logique que les techniciens canadiens parviennent aux mêmes conclusions que leurs compatriotes britanniques.

La sécurité des équipements de Huawei demeure une question sensible dans la mesure où l'équipementier chinois cherche à déployer sa technologie de réseau 5G dans de nombreux pays. Certains alliés du Canada ont déjà indiqué qu'ils bannissaient Huawei de leur réseau de télécommunications, citant des craintes d'espionnage, mais Ottawa continue à tergiverser dans ce dossier.

Rappelons que la directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, est présentement détenue au Canada à la demande des États-Unis et combat présentement une demande de déportation pour être jugée au sud de la frontière. Cette arrestation a empoisonné les relations diplomatiques entre le Canada et la Chine, en plus de mener à l'arrestation de deux Canadiens en sol chinois.