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Absence d'Opération Nez rouge: des alternatives demandées

Agence QMI

DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

Au lendemain de l’annonce de l’annulation de la campagne 2020 d’Opération Nez rouge, Éduc’alcool somme les autorités publiques et entreprises de rapidement prévoir des alternatives pour compenser cette absence pour la période des Fêtes à venir.

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D’entrée de jeu, Opération Nez rouge (ONR) a pris une décision doublement responsable en annulant la campagne à venir, souligne Hubert Sacy, directeur général d’Éduc’alcool.  

Il estime que l’organisme aurait eu beaucoup de misère à assurer la sécurité des citoyens et de ses bénévoles, dans ce contexte de crise sanitaire. 

Il salue également le fait que ONR a annoncé sa décision suffisamment d’avance, pour donner le temps à la population et aux autorités publiques de prévoir l’absence d’ONR sur les routes cette année. 

«En le faisant tout de suite, ils laissent deux mois pour planifier des alternatives», fait valoir M. Sacy. 

Il rappelle que ONR a effectué 70 000 raccompagnements, en 2019. Devant l’incertitude des mesures sanitaires qui seront en vigueur durant la prochaine période des Fêtes, ainsi qu’avec tous les partys déjà annulés, le directeur général d’Éduc’alcool sait pertinemment que les besoins ne seront pas aussi nombreux cette année. 

Il croit que les sociétés de transports en commun et les taxis pourraient davantage être mis à contribution. 

«Les sociétés de transports pourraient augmenter leur offre de service», propose-t-il, en évoquant l’augmentation des heures d’exploitation et des fréquences de passage. 

Il croit que les taxis ont également un rôle important durant cette période.  

«Je comprends qu’ils veulent être, eux aussi, avec leur famille aux Fêtes, mais il faut faire un effort, cette année, croit M. Sacy. 

Du côté des autorités publiques, le directeur général d’Educ’alcool estime qu’il serait justifié d’augmenter la surveillance routière, notamment par de plus nombreux barrages routiers. 

«Plus les gens ont l’impression qu’ils peuvent se faire épingler, plus ils sont découragés de prendre le volant en état d’ébriété», rappelle M. Sacy. 

Si les restaurateurs et tenanciers de bars sont en mesure de recevoir de nouveau les clients, M. Sacy croit qu’il serait pertinent de proposer une carte plus variée de breuvages non alcoolisés.  

«Oui, ils ont leur lot cette année. Mais il pourrait rehausser la surveillance de consommation, quitte à charger un dollar supplémentaire pour offrir un alcootest avant de laisser partir les clients», fait-il valoir. 

Finalement, il rappelle aux citoyens de bien prévoir leur déplacement et aux hôtes, de prévoir des breuvages sans alcool ou, encore, de proposer un lit pour la nuit. 

«Dormir sur le canapé n’est pas toujours agréable, mais c’est mieux que de se retrouver sur un lit d’hôpital», termine-t-il.