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Dépistage massif à l’Institut de cardiologie de Québec

Jérémy Bernier | Journal de Québec

Aux prises avec une importante éclosion depuis plus de trois semaines, l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ) tiendra un premier dépistage massif généralisé au sein de son établissement. 

L’IUCPQ compte actuellement 29 usagers et 47 employés qui sont considérés comme des cas actifs. Un peu plus d’une quinzaine d’autres travailleurs sont en isolement préventif. 

«Il y aura un dépistage de masse qui est prévu pour lundi et mardi prochains», a fait savoir le Dr Mathieu Bernier, cardiologue à l’Institut, jeudi matin.

Les communications du centre hospitalier ont confirmé l’information jeudi après-midi, avec les recommandations de la Santé publique régionale. 

Un «bon test»   

Ces dernières semaines, quelques enquêtes ciblées ont été faites dans certains départements pour trouver des cas parmi les contacts des patients et du personnel infectés, mais aucun dépistage généralisé n’a encore été mené. 

«Ça représente plus de 1200 tests, c’est assez important. Idéalement, on aimerait avoir les résultats en l’espace de 24 à 48 heures, pour avoir un impact maximal. On espère que ce sera réaliste comme délai», explique le Dr Bernier, qui, cependant, ne veut pas entretenir de faux espoirs. 

Selon lui, ce sera «un bon test» pour le système de centralisation d’analyses OPTILAB, celui-là même qui avait été montré du doigt pour son inefficacité par la présidente du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP), Marie-Hélène Leblanc, pas plus tard que samedi dernier. 

De mauvaises surprises   

Pour le cardiologue, ce dépistage massif est une «très bonne chose» et un pas dans la bonne direction pour contenir «cette grosse éclosion-là».   

«On a eu quatre unités cliniques où il y a eu des éclosions de COVID. Donc, dans l’intérêt des patients et du personnel soignant, c’est une très bonne chose. Est-ce que le timing aurait pu être plus précoce? Peut-être, mais mieux vaut tard que jamais», estime le Dr Bernier.

Il s’attend cependant à ce que cette action dévoile au grand jour beaucoup plus de cas que l'on n'en soupçonnait au sein de l’établissement. 

«Il y a beaucoup d’incertitudes. À mon avis, on va avoir des surprises avec du personnel asymptomatique. Et même si on espère que ce ne soit pas le cas, on se doute que l’IUCPQ va être durement impacté et qu’il y aura une plus grande pression sur l’établissement», déplore-t-il.