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Les Innus prennent les tests de dépistage de la COVID-19 en main

Les communautés innues de la Côte-Nord se préparent à faire face à la deuxième vague de la COVID-19. Pour avoir plus de souplesse et d’autonomie dans la gestion de la crise sanitaire, elles se sont munies de leur propre appareil de dépistage du virus.

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Depuis mars dernier, un centre de prélèvement est en activité dans l'ancienne caserne de pompier de Mani-Utenam. Il a été mis en place pour assurer une meilleure accessibilité aux tests de COVID-19 pour cette population qui habite à une quinzaine de kilomètres de Sept-Îles.

La prise en charge de la crise sanitaire par la communauté innue franchit une nouvelle étape avec l’acquisition d’un appareil de détection du virus. Il sera en service au cours des prochains jours.

«La machine Genexpert va permettre à la communauté d’avoir des résultats plus rapides, en moins de 50 minutes. Ça va permettre à la communauté d’être plus autonome», a indiqué Isabelle Émond, responsable de l'implantation de ce service au centre de santé de Uashat mak Mani-Utenam.

Les résultats des tests seront transmis aux autorités de santé publique et la communauté continuera de collaborer avec les gouvernements provincial et fédéral dans la gestion de la crise.

En cas d’éclosion du virus dans d’autres communautés innues de la Côte-Nord, l’appareil de dépistage pourra être déplacé et activé là où les besoins se font sentir.

«C’est un petit laboratoire portatif. On va remballer le tout, avec les marches à suivre et envoyer ça dans les communautés qui en ont besoin», a ajouté Mme Émond.

Suspension des trains

Par ailleurs, le transport de passagers par train entre Sept-Îles et Schefferville sera interrompu pendant au moins deux semaines à partir du 19 octobre. La direction de transport ferroviaire Tshiuetin a pris cette décision devant une crainte de transmission du virus vers des communautés isolées. L’arrêt du service pourrait se prolonger.

«Le 30 octobre, on va voir où nous en sommes sur la Côte-Nord avec la COVID», a souligné la directrice de transport ferroviaire Tshiuetin, Tanis Peterson.

Elle explique que cette décision a été prise de concert avec les conseils de bande des communautés concernées.

Les transports jugés essentiels, comme les rendez-vous médicaux, seront effectués par avion. Le transport de marchandises par train est toutefois maintenu.