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Le confinement ne fait que reporter la pandémie à plus tard, croit une chercheuse

TVA Nouvelles

La pause sanitaire décrétée par le gouvernement Legault pour une durée de 28 jours ne fait que reporter le problème de la pandémie à plus tard, en restreignant les citoyens qui sont le moins touchés par le virus.  

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Pour arriver à vivre avec le virus en protégeant les personnes vulnérables, il faut complètement repenser notre approche dans la lutte contre la COVID-19, croit la Dre Annie Janvier, chercheuse, éthicienne, mais également maman de trois enfants. 

«On ne sera pas capable d’effacer le virus! Il n’y a pas vraiment de plan pour le moyen long terme. Seulement trois choses vont vraiment nous permette de mettre fin au virus : le vaccin qui tarde à arriver et qui ne sera pas donné à tous, les traitements (le cocktail Trump) qui ne va pas arriver tout de suite et l’immunité bouclier», explique-t-elle en entrevue sur les ondes de LCN.

Cette immunité bouclier est un principe qui consiste à protéger les plus vulnérables et les aînés en laissant la société ouverte. Selon elle, le confinement des personnes à risque serait plus court, mais surtout plus efficace, puisqu’une certaine immunité contre le virus pourrait se développer dans la population, et ce, assez rapidement. 

Plusieurs mesures peuvent être mises en place pour y arriver. Limiter, par exemple, l’accès aux restaurants aux moins de 40 ans. Confiner les employés dans leurs CHSLD avec leurs patients. Les infirmières qui ont des adolescents ou des enfants à la maison ne devraient pas travailler en CHSLD, mais être affectées au dépistage de la COVID par exemple.

«Il est possible de rendre les CHLSD étanches», assure-t-elle. 

Elle cite l’exemple du Manoir Standstead où les employés ont été confinés pendant un mois avec les résidents, rendant l’endroit parfaitement étanche. Selon elle, c’est la façon de faire. Elle ne croit pas aux fermetures massives qui affectent durement l’économie et qui sapent durement le moral des commerçants et restaurateurs.  

La Dre Annie Janvier croit que les restaurants pourraient rester ouverts, à titre d’exemple, aux moins de 40 ans, et confiner les plus de 60 ans pendant un mois. «Oui ça l’air épouvantable, mais on aime mieux fermer les restaurants pour tous, c’est plus facile!», se désole-t-elle. 

«Pourquoi les vieux sont au Costco où il sont à risque, et les jeunes ne sont pas au cégep, là où ils ne sont pas à risque?» s’interroge-t-elle. 

Elle est convaincue que les mesures extrarestrictives ne fonctionnent pas selon ses recherches. 

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