/regional/troisrivieres/mauricie

Dernières heures pour profiter des gyms à Trois-Rivières

Cassandre Forcier-Martin | TVA Nouvelles

Les sportifs de Trois-Rivières profitent de chaque minute. Mardi soir, les studios et salles d'entraînement de la région vont devoir fermer leurs portes pour une deuxième fois depuis le début de la pandémie.

• À lire aussi: Fermé malgré un «investissement monstrueux»

• À lire aussi: Une éclosion dans un gym fait près de 50 cas en Ontario

• À lire aussi: Douche froide pour les proprios d’un gym qui devait ouvrir samedi

«Je trouve ça triste et dommage pour tous ceux et celles qui prennent leur santé à cœur. Surtout ici, alors que tout est désinfecté et bien nettoyé entre chaque personne», a souligné une membre du Centre Athlétique Trois-Rivières croisée par TVA Nouvelles.

«Je ne comprends pas alors que le sport est synonyme de santé. Puis avec la pandémie, il me semble que les salles d'entraînement devraient passer avant les SAQ et autres commerces», a lancé un autre sportif.

Au total, 66 employés des trois succursales du Centre Athlétique Trois-Rivières se retrouvent au chômage.

«Dans la dernière semaine, je suis passé par toutes les émotions. De la déception, de la colère et de l'incompréhension. On ne comprend pas, alors qu'on a mis en place toutes les mesures pour finalement revenir à la case départ», a déploré la propriétaire des succursales, Laurie Bellerive.

Les gestionnaires anticipent les prochaines semaines  

Québec promet des aides financières, certaines sous forme de prêts, d'autres sous forme de subventions. Pour des entrepreneurs, ça devient difficile de s'y retrouver.

«Ça fait trois fois que je me fais refuser une subvention. Ils disent que les employés contractuels ne sont pas des dépenses essentielles. Donc, on est en train de me dire que dans un centre de yoga, les enseignants ne sont pas essentiels. Donc, à chaque refus, on change la formule, on renvoie le document et ça prend beaucoup d'énergie. Ce n'est pas vrai qu'en claquant des doigts, on obtient les subventions», a indiqué la propriétaire de Solia Yoga, Elizabeth Fugère.

L'entrepreneure évalue avoir perdu 75 % de ses revenus depuis ce printemps. Elle anticipe les prochaines semaines puisque, pour l'instant, seule la passion lui permet de maintenir son entreprise.

«On se tourne vers les offres sur les plateformes numériques. On a créé un forfait "Self-Care 28 jours" qui donne accès à tous les cours en ligne sur Mindbody pendant 28 jours. Une professeure va aussi lancer différents défis chaque jour sur ebook. On n'a pas le choix d'innover, mais je dois avouer que ce n'est pas rentable, ce n'est pas tout le monde qui se tourne vers cette nouvelle formule. Plusieurs nous disent qu'ils ont hâte de nous soutenir quand tout va être fini; c'est super, mais honnêtement, c'est en ce moment qu'on a besoin des gens, et ce, pour être en mesure de revenir», a témoigné l'entrepreneure.

Des mesures visibles à UQTR  

Les mesures plus restrictives sont bien visibles au Centre de l'activité physique et sportive (CAPS) de l'Université du Québec à Trois-Rivières. En fait, la direction n'a pas attendu le délai maximal pour les appliquer. Dès que la Ville a basculé en zone rouge, la salle d'entraînement et l’utilisation des vestiaires, à l’exception des toilettes, ont été fermées. Puis, la tenue des cours de groupe a été suspendue.

Les activités libres, telles que le badminton et le pickleball, ainsi que l'accès à la piste intérieure de course à pied et aux vélos stationnaires, sont maintenues. Cependant, seulement les parties en simple sont permises.

Pour l'instant, les activités individuelles ou en duo sont autorisées dans le respect des consignes sanitaires. Sinon, en attendant le feu vert des autorités, les propriétaires des salles privées se tournent vers les plateformes numériques pour poursuivre leur mission qui est de faire bouger les gens, mais aussi pour assurer un minimum de revenus.