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Des blocs opératoires du CHU de Québec délestés

Catherine Bouchard | Journal de Québec

Photo d'archives Simon Clark

Le CHU de Québec procède à la fermeture d’une quinzaine de salles d’opération dans l’ensemble de ses hôpitaux pour envoyer du personnel en soins infirmiers en renfort dans les unités dédiées au traitement de la COVID-19. 

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Il s’agit d’un délestage de 30% des salles d’opération du centre hospitalier. L’Hôpital de l’Enfants-Jésus (5), Saint-François d’Assise (5) et Saint-Sacrement (2) sont tous touchés par ces fermetures, tout comme le CHUL (2) et l’Hôtel-Dieu de Québec (1). 

Le personnel concerné sera assigné à l’unité de traitement des patients atteints de la COVID-19 de l’Hôpital de l’Enfant-Jésus. 

On prévoit donc une diminution de 300 chirurgies non urgentes par semaines et jusqu’à 6000 rendez-vous en cliniques externes reportées ou annulées, ce qui représente également une diminution de 30% des activités du CHU. 

«Nous sommes dans une situation critique actuellement», tranche la directrice des services ambulatoires spécialisés du CHU de Québec, Mélanie Dubé.

«L’augmentation rapide des hospitalisations la semaine dernière, le passage en alerte de niveau 3 et le manque de main-d’œuvre nous ont poussés à prendre cette décision-là», poursuit-elle. 

La pression se fait de plus en plus ressentir au sein de centre hospitalier qui soigne actuellement 61 patients contre la COVID-19. Il s’agit de près du triple de la première vague.  

Qui plus est, 56 employés ont contracté le virus, dont 29 dans le cadre de leurs fonctions, et 68 autres sont en isolements préventifs. 

Un manque de personnel 

Nancy Hogan, présidente du Syndicat interprofessionnel du CHU de Québec, indique être au fait de la situation. 

«Dans un premier temps, le transfert se faisait sur une base volontaire, mais là, il n’y en a plus de volontaires, laisse-t-elle tomber. Des blocs opératoires sont délestés à l’heure actuelle, afin d’avoir du personnel.» 

Elle rappelle qu’un arrêté ministériel en lien avec la pandémie autorise l’employeur à le faire. 

«C’est malheureux et particulier, mais il manquait déjà énormément de monde avant le début de la 2e vague, poursuit-elle. On s’assure que les employés aient de l’équipement de protection individuelle et qu’ils aient une formation.»