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Rassemblement de 1000 personnes dans la communauté hassidique de Boisbriand

Sarah-Maude Lefebvre | Journal de Montréal

FD-CONFINEMENT-JUIFS-BOISBRIAND

Photo d'archives, AGENCE QMI

En pleine pandémie, les policiers ont dû intervenir samedi soir alors que près de 1000 personnes étaient rassemblées près d’une synagogue de la communauté juive orthodoxe de Boisbriand, décrétée zone rouge.  

Une personne a été arrêtée pour voies de fait contre un agent de la paix et 16 contrats d’infraction ont été remis en vertu de la Loi sur la santé publique. Une enquête a été ouverte et d’autres contraventions pourraient être émises au cours des prochains jours. 

Selon nos informations, certaines personnes ne portaient pas de couvre-visages et la distanciation physique de mètres n’était pas respectée partout. 

1000 personnes

Ce sont des citoyens qui ont alerté les policiers, inquiets à la vue d’une longue file de voitures à l’entrée de la communauté, en début de soirée samedi. 

Plusieurs personnes convergeaient alors vers une synagogue de la communauté en vue de participer à une cérémonie religieuse. 

Devant l’importance de la foule, la Régie intermunicipale de police Thérèse-De Blainville a appelé en renfort la Sûreté du Québec pour intervenir. 

À leur arrivée sur place vers 19h, les policiers ont rapidement constaté que la capacité de la salle, qui est de 25 personnes dans les lieux de culte en zone rouge, était dépassée. Environ 400 personnes s’y trouvaient. À peine une demi-heure plus tard, la Direction de la santé publique des Laurentides émettait une ordonnance pour faire cesser cette activité. 

À ce moment, la cérémonie religieuse s’était déplacée à l’extérieur et environ 1000 personnes y assistaient, selon les estimations de la Régie intermunicipale. 

La mairesse outrée

La mairesse de Boisbriand a qualifié cet évènement d’inacceptable, mardi matin. 

« Je suis déçue et mécontente de ce qui s’est passé dans la communauté juive en fin de semaine. (...) Depuis le début de la pandémie, nous travaillons et nous continuons de travailler en étroite avec la Santé publique des Laurentides et la Régie intermunicipale de police Thérèse-De Blainville qui sont, je vous le rappelle, maîtres d’œuvre dans ce dossier. D’un point de vue municipal, soyez assurés que nous intensifierons nos communications, notamment auprès des leaders de la communauté, afin que l’information circule parmi tous les membres de la communauté et que les mesures sanitaires soient respectées par tous, et en tout temps», a commenté Marlene Cordato. 

Ce n’est pas la première fois que la juive orthodoxe Tosh de Boisbriand, estimée à environ 4000 personnes, défraie la manchette en lien avec la pandémie de COVID-19. En mars dernier, la Direction de la santé publique des Laurentides avait confiné la communauté à la suite de dépistages. Un mois plus tard, une manifestation de quelques 200 juifs orthodoxes pour protester contre ce confinement avait forcé les policiers à intervenir et ouvrir une enquête.