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Arrêt des sports en Mauricie: inquiétude pour la démotivation des jeunes

Cassandre Forcier-Martin | TVA Nouvelles

Les nouvelles restrictions imposées par les autorités, particulièrement au hockey et dans le sport, inquiètent dans la région de la Mauricie-Centre-du-Québec, où la moitié des résidents sont maintenant plongés dans le rouge.

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«Pour plusieurs jeunes, le match de samedi devient une motivation pour aller à l'école, pour faire les devoirs et pour assurer une discipline pendant la semaine», a illustré le père et entraîneur de hockey, Bryan Leblanc.

«Ça devient difficile d'expliquer la logique auprès des enfants: qu'ils ne peuvent pas jouer quand leurs amis qui habitent à dix minutes de route peuvent le faire sans problème. C'est illogique et ça crée beaucoup de déception», a-t-il déploré.

Hockey Mauricie estime que sur les 4000 joueurs de la région, les trois quarts se retrouvent en mode alerte maximale.

«Moi aussi je trouve ça désolant de voir que les jeunes ne peuvent pas jouer, mais on n'a pas le choix d'appliquer les règles», a soutenu le président de Hockey Mauricie, René Leclair.

«Les résidents en zone rouge ne peuvent pas jouer en zone orange, a-t-il précisé. Puis, c'est aussi une question d'assurance. Advenant le cas qu'il arrive quelque chose, le participant ou le jeune ne serait pas assuré. Je pense qu'il y a des délinquants, mais je ne vais pas jouer à la police.»

La Ville de Trois-Rivières a fermé l'accès à ses arénas le soir du samedi 10 octobre, alors que les mesures plus restrictives devaient être appliquées mardi, dès 23 h 59. Cette décision a engendré une incompréhension et une déception supplémentaire pour les familles.

La santé mentale à risque  

Les organismes rappellent qu'il ne faut pas sous-estimer les répercussions d'une pause du sport sur la santé mentale des adultes.

La direction du Centre Loisir Multi-Plus de Trois-Rivières craint carrément une détérioration chez les 4000 membres qui ont été forcés d'arrêter leurs activités. D'autant plus que 40 % de la clientèle a 50 ans et plus.

«Lorsqu'on a annoncé la nouvelle, plusieurs pleuraient, a indiqué le directeur général du Centre Loisir Multi-Plus, David Bouchard. Il faut dire qu'après la première vague et le premier confinement, on avait remarqué que leur santé globale s'était détériorée. Puis là on se dit qu'en automne, dans une période où il fait plus froid avec moins de luminosité, bien ces gens-là vont probablement avoir beaucoup de difficulté à passer à travers.»

En outre, non seulement les retraités vont moins bouger, mais ils seront davantage isolés. Ce qui n'est pas négligeable alors que la solitude chez les personnes aînées accroît de 50 % le risque de mortalité.