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Contraintes et défis des familles d'accueil en temps de pandémie

Simon Philibert | TVA Nouvelles

Être famille d'accueil, en temps normal, c'est déjà un défi. L'être pendant une pandémie est encore plus exigeant. C’est le cas de près de 5000 familles au Québec, comme celle de Christiane Cloutier d’Alma.

Plusieurs mesures ont dû être mises en place. Évidemment, on ne peut empêcher un jeune de voir ses parents, aller à l’école ou rencontrer des intervenants. Cependant, une procédure de désinfection doit être instaurée au retour à la résidence. Lavage de main, lavage des vêtements et même des cheveux: rien n’est laissé au hasard.

Mercredi matin, TVA Nouvelles a pu parler avec Christiane Cloutier, qui est famille d’accueil depuis plus de 20 ans. Ce sont plus d’une soixantaine de jeunes qu’elle a eu la chance d’accompagner.

«J’ai commencé avec des jeunes, maintenant adolescent, a-t-elle confié. Je pourrai être grand-mère de leurs enfants. Il y en a une qui est avec moi depuis 15 ans. De voir d’où elle est partie et où elle est aujourd’hui, c’est fantastique.»

Au début de la pandémie, le gouvernement du Québec a instauré une prime afin de payer, entre autres, les frais liés à la désinfection. Cependant, une partie du financement gouvernemental a été coupé le 1er juillet sans avertissement.

«C’est comme s’il avait décidé qu’il y en avait plus de COVID, qu’il ne fallait plus qu’on désinfecte. On prend soin de ces enfants-là comme si c’était nos enfants. C’est déplorable», a ajouté Christiane Cloutier.

Il y a environ 350 familles d’accueil au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Actuellement, aucun cas de COVID-19 n’a été répertorié dans les résidences. C’est la même situation ailleurs au Québec.

En cette semaine des familles d’accueil, il ne pourra pas y avoir de rassemblement comme à l’habitude. Cependant, le travail des familles sera souligné sur les réseaux sociaux.