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Désolation à Wendake: la souffrance d'une mère

Mylène Chicoine

Photo Dominique Lelièvre

Lundi dernier, Michael Chicoine se présentait devant la cour pour faire face à de lourdes accusations liées au décès de deux enfants, l’un de 2 ans et l’autre de 5 ans, domiciliés à Wendake. Je suis la mère de Michael Chicoine. [...] 

Cependant, aujourd’hui, je suis dévastée, anéantie par cette tragédie [...]

Je n’ai pas de mots pour exprimer le geste de mon fils [...] JAMAIS, jamais je n’aurais pensé que Michael aurait pu être un danger pour quiconque et qu’il commettrait l’irréparable. 

J’ai pris connaissance de ce qui est véhiculé par les médias ainsi que sur les réseaux sociaux. J’ai pris sur moi de vous transmettre les faits connus relativement aux services dispensés par nos organisations gouvernementales. 

Michael était déjà connu pour des problèmes de santé mentale reliés à une dépression majeure et Dieu sait qu’il a demandé de l’aide à plusieurs reprises. J’étais à l’affut, malgré notre distance physique, de tous les signes pouvant m’indiquer qu’il n’allait pas bien, et ce, afin de le référer pour qu’il obtienne de l’aide. Il a déjà intenté à sa vie. Malgré les hospitalisations, malgré nos demandes afin qu’il reçoive l’aide appropriée, le soutien reçu n’a malheureusement pas été suffisant ni adéquat : il n’y avait pas de place disponible pour lui à l’Institut universitaire en santé mentale de Québec (l’«Hôpital Robert-Giffard») ni au Centre de crise de Québec.

Son médecin de famille a tout fait pour qu’il obtienne l’aide appropriée, mais les portes se sont refermées. Le seul suivi qu’il a obtenu est un appel téléphonique, à une occasion, d’un psychiatre, lequel appel a duré à peine 10 minutes. Le spécialiste lui a alors prescrit une médication, sans autre consultation. 

Michael ne consommait aucune drogue ni alcool [...]

Le processus vers une guérison et vers le pardon me semble inatteignable. Mon cœur est brisé à JAMAIS [...] 

Je remercie ma famille innue pour ses prières, sa solidarité et ses partages, ainsi que tous ceux qui nous ont transmis leurs marques de sympathie. 

Je t’aime, mon garçon!

Mylène Chicoine, mère de Michael Chicoine

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