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Drame à Wendake: «Je n’ai pas de mots pour exprimer le geste de mon fils»

Martin Lavoie | Journal de Montréal

Dans une émouvante lettre ouverte aux médias, la mère de Michaël Chicoine, accusé du meurtre de deux jeunes enfants dimanche à Wendake, exprime sa douleur et son incompréhension devant le geste de son fils, en plus d’évoquer qu’il a tenté de se suicider.

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«Je suis la mère de Michaël Chicoine [...] Cependant, aujourd’hui, je suis dévastée, anéantie par cette tragédie», écrit Mylène Chicoine.

«Je n’ai pas de mots pour exprimer le geste de mon fils [...] JAMAIS, jamais je n’aurais pensé que Michael aurait pu être un danger pour quiconque et qu’il commettrait l’irréparable», ajoute la mère.

Mme Chicoine ne cache pas que son fils souffre de problèmes mentaux. Elle estime aussi que le soutien nécessaire n’est jamais venu.

«Michaël était déjà connu pour des problèmes de santé mentale reliés à une dépression majeure, et Dieu sait qu’il a demandé de l’aide à plusieurs reprises [...] Il a déjà attenté à sa vie.»

«Malgré les hospitalisations, malgré nos demandes afin qu’il reçoive l’aide appropriée, le soutien reçu n’a malheureusement pas été suffisant ni adéquat: il n’y avait pas de place disponible pour lui à l’Institut universitaire en santé mentale de Québec (l’«Hôpital Robert-Giffard») ni au Centre de crise de Québec.»

«Son médecin de famille a tout fait pour qu’il obtienne l’aide appropriée, mais les portes se sont refermées. Le seul suivi qu’il a obtenu est un appel téléphonique, à une occasion, d’un psychiatre, lequel appel a duré à peine 10 minutes. Le spécialiste lui a alors prescrit une médication, sans autre consultation», affirme-t-elle.

«Brisée à jamais»  

Elle indique que son fils ne consommait ni drogue ni alcool. La mère exprime ensuite la douleur qui la terrasse.

«Le processus vers une guérison et vers le pardon me semble inatteignable. Mon cœur est brisé à JAMAIS.»

«Je remercie ma famille innue pour ses prières, sa solidarité et ses partages, ainsi que tous ceux qui nous ont transmis leurs marques de sympathie.»

«Je t’aime, mon garçon!» conclut Mme Chicoine.

Michaël Chicoine a été accusé dimanche du meurtre au deuxième degré de deux frères de 2 et 5 ans, dont une ordonnance de non-publication protège l’identité.

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