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Entrepôt de Jean Coutu à Varennes: les négociations dans l’impasse

Agence QMI

Jean Coutu

Photo PIerre-Paul Poulin

Le conflit de travail au centre de distribution de Jean Coutu à Varennes demeure dans une impasse, malgré le lock-out qui dure depuis près de trois semaines.

L’employeur a déploré mardi l’attitude du syndicat dans la négociation pour le renouvellement de la convention collective.

«Le syndicat a non seulement demandé plus d'argent sur la presque totalité des clauses monétaires de la convention actuelle mais ses demandes sont déraisonnables et excessives», a indiqué Alain Champagne, président du Groupe Jean Coutu (PJC), par communiqué.

«Nous demandons au syndicat de prioriser ses demandes et d'être réaliste», a précisé M. Champagne.

Selon la direction, le Syndicat des travailleurs et travailleuses de l'entrepôt Pharmacie Jean Coutu (CSN) veut notamment une augmentation du salaire de 25% sur quatre ans et une augmentation de la contribution de l’employeur au régime de retraite.

De son côté, le syndicat

exige un salaire équivalent pour les quelque 680 employés de cet entrepôt à celui touché par ceux qui oeuvrent dans des installations similaires pour le même employeur, l’épicier Metro, qui possède PJC.

«Il n’y a pas de raison de payer plus pour charger des légumes que pour charger des médicaments qui ont une bien plus grande valeur!», a affirmé le porte-parole syndical de la CSN Thierry Larivière par courriel à l’Agence QMI.

Il fait aussi valoir que le régime de retraite «n’a pas été amélioré depuis huit ans et la contribution de l’employeur, à 4,25 % par an, n’est pas des plus généreuses».

Il a déploré l’attitude des négociateurs de PJC qui ont quitté la table de négociation devant le conciliateur du ministère du Travail, mardi.

Le syndicat affirme que la partie patronale a demandé au syndicat de réduire sa proposition sans faire de contre-offre.

Le conflit a éclaté avec la grève de 24 heures déclenchée par le syndicat le 23 septembre dernier. L’employeur a ensuite décrété un lock-out.